Bye Bye Passerelle

Elle était là, allongée dans sa boite, une beauté magique, magnifique visage sculpté avec délicatesse… Mais si vide. Je me demande d’ailleurs si j’ai jamais réussi à la remplir d’un peu de vie. Toujours la même expression rêveuse, toujours les même poses langoureuses mais un tel vide.
Je l’ai archivée pendant plusieurs mois, pensant que je retrouverais l’envie plus tard, que ma Passerelle me reviendrait, mais il n’en est rien. Je ne ressent plus rien à par ce vide et cette culpabilité.
Je me suis trompée. Je me suis trompée à un point tel que je m’en veux. Je suis à la fois triste et agacée. Comme si je n’avais pas fait assez d’efforts, comme si j’avais fait exprès de la voir se vider sans réagir. Mais ma Passerelle s’en est allée, comme bien d’autres avant elle, ne reste qu’une poupée vide.

Je vais faire un ultime essai. Son corps est mis en vente, mais je garde sa tête. J’ai en négociation une autre belle créature qui rejoindra Gariath prochainement ( au grand dam de certains de mes Lords ) et dont le corps serait compatible avec la Pearl. Et si vraiment je n’y arrive pas, il me faudra faire un dernier choix. La garder en sachant que je n’en ferait rien, comme une pièce de collection qui prends la poussière, un objet d’art qu’on enferme dans un coffre en attendant qu’il prenne de la valeur, ou bien la laisser définitivement partir et l’oublier. Après tout, ma Passerelle m’accompagne depuis plus de 15 ans, elle a toujours été là dans mes histoires, peu importait les univers, peu importait qu’elle soit physiquement là. Elle est une part de tout mes personnages, un papillon éphémère qui se pose un instant sur leur vie avant de s’envoler à nouveau.

Livre I – La jeunesse de Dante – Silmar

Chapitre III – Silmar

Chapitre à retravailler

Silmar se réveilla relativement tard ce matin-là, profitant de ce congé hebdomadaire pour rattraper ses heures de sommeil perdues à étudier, mais le rayon de soleil persistant qui lui chauffait la joue depuis déjà quelques minutes eut raison de sa paresse. Plus encore, la chaleur inhabituelle de son oreiller l’intriguait. Il ouvrit un œil et soupira, amusé. L’oreiller bougeait et Silmar dut le secouer un peu pour le réveiller.

« Dante, fichu môme! Quand as-tu réussi à te glisser dans ma chambre? Tu sais que je n’aime pas ça. Et si on nous surprend, nous allons avoir des ennuis. Allez, debout! »

Dante bâilla bruyamment et roula sur le dos. « Mmpff… tu sais que ça n’arrivera pas. C’est Ninth et les surveillants dorment encore, personne n’ira vérifier ma chambre. » Il bâilla à nouveau et se redressa, frottant ses yeux encore plein de sommeil. « Et quand bien même, ils penseront que je suis descendu déjeuner. »

Silmar rit et ébouriffa un peu plus les cheveux emmêlés de Dante. « Quel petit génie tu fais. Maintenant dis-moi ce que tu fiches dans mon lit. Je croyais avoir été clair sur ce point. Je ne te veux pas dans ma chambre la nuit! »

« Parce que tes amants pourraient débarquer en plein milieu de la nuit ou parce que tu ne voudrais pas qu’on te pense encore plus pervers que tu ne l’es déjà en laissant circuler des rumeurs sur nous deux? »  Dante passa ses bras autour du cou de Silmar pour un câlin.

« Parce que tu ronfles et tu donnes des coups de pieds dans ton sommeil! » Silmar le serra dans ses bras avant de le pousser hors du lit. « Maintenant réponds-moi ou sinon… »

« Okay, okay, pas besoin de me menacer, je te l’aurais dit de toute façon. J’ai d’intéressantes nouvelles au sujet du nouveau, tu sais, le garçon aux cheveux roses qui vient de Sigmée, Lucianus… »

« Oh, vraiment? » Silmar dressa l’oreille, toujours intéressé par les ragots qui émaillaient la vie des étudiants de Delm. « Intéressantes à quel point? »

« Eh bien, c’est au sujet de Merry le Ronchon et lui. » Dante se mit à quatre pattes par terre pour récupérer ses pantoufles qui avaient glissé sous le lit.

Connaissant l’amour de Dante pour ce genre de petit effet d’annonce, Silmar se leva sans attendre la suite pour aller dans la salle de bain, et revint, brosse à dents dans la bouche et gobelet d’eau dans la main. « Oh , et qu’ech’ qu’il y a de chi interechant à leur chujet? »

Remettant ses pantoufles avec une lenteur délibérée, Dante eut un petit sourire en coin. « Eh bien, disons que j’ai de nouvelles vidéos pour notre base de données spéciale chantage… Quelle bonne idée mon oncle a eue quand il m’a offert ces micro caméras en récompense de mes si bons résultats scolaires. Oh, fais-moi penser à  filmer la floraison d’une fleur d’oudameth pour lui. Il pense toujours que je m’en sers pour mes cours de botanique. »

« Tu n’auras pas de cours de botanique avant le QC. »

« Je suis au courant, mais apparemment, lui non. » Il rit et entra dans la salle de bain pour se brosser les dents à son tour.

Bien qu’ils vivent à des étages différents, Dante et Silmar avaient pris l’habitude de partager la même salle de bain. Le garçon aurait voulu habiter directement dans la même chambre, mais les règles de l’Académie étaient strictes et chaque élève devait vivre à l’étage correspondant à son Cycle. Heureusement pour eux, le colocataire de Silmar était un ami proche à qui il ne serait jamais venu l’idée de dénoncer ce petit écart dans le règlement. Il est vrai qu’être dans les bonnes grâces du neveu du couple Impérial et de son frère et meilleur ami avait quelques avantages. More

240 plis plus tard

240 … c’est énorme. Jamais je n’avais fait autant de plissé. 240 plis, plus de 7m de tissu et une journée entière consacrée uniquement à ça. Je n’ai pas eu le courage de coudre cette bordure sur la jupe, juste l’épingler. Ça attendra lundi.

Ma robe 1888 avance, à petit pas, mais la couture avance. Je suis encore un peu sceptique sur la jupe mais ça devrait aller. J’ai encore tant à faire mais j’y tiens à ce projet victorien. D’ailleurs ça m’a fait sourire ce matin. En consultant le calendrier, j’ai eu une révélation. J’étais destinée à me passionner pour cette époque, il n’y a pas d’autre explication puisque je suis née … le jour de la Saint Victorien. Si ça c’est pas un signe.

Edit: L’ensemble complet, juste monté à l’épingle.

Collection antique

A nouveau me voilà plongée avec passion dans une nouvelle collection ancienne. Mais celle là me sera utile contrairement aux deux autres collections antique que je possède. Il s’agit d’objets et d’ouvrages de couture ainsi que quelques vêtements anciens. Je suis fascinée par la période 1880 / 1889 du point de vue textile. La minutie des coutures et l’intelligence du drapé est tout à fait incroyable.

J’ai donc commencé par les dessous. Un bloomer ancien, entièrement cousu main et festonné. La bordure possédait encore les traces d’encre du feston. Il était en assez piteux état car mal stocké, mais un bon traitement blanchissant a retiré une grande partie des taches. Le tissu est comme neuf.

Le jupon lui est une petite merveille, bien qu’ayant subit les outrages de temps. Pas mal de petits accros réparés récemment, les deux volants supplémentaires qui le composait sont partis depuis longtemps, ne laissant que la trace de la couture. Mais la bordure en elle même constitue un vrai petit trésor. Il ne s’agit pas d’une dentelle, mais d’un ruban serpentin ( les petit rubans zig zag) cousu au points de broderie afin d’en faire des fleurs.

A présent je recherche un caraco ancien pour compléter ma tenue de dessous. Quant au corset, c’est hélas très cher et très difficile à trouver en antique. Il faudra donc que je le couse moi même.

Livre V – Bhiola – La lettre

« Cela si fait longtemps, Merrick, et je ne sais pas par où commencer.
Peut-être, pardon ? Pardon d’avoir disparue sans laisser de traces, pardon de ce si long silence et surtout pardon de t’avoir fait souffrir. Mais crois moi, si je suis partie, c’était pour te protéger. Il y a tellement de choses que je voudrais te dire mon amour, tellement de questions auxquelles je voudrais répondre, mais je ne peux pas. C’est encore trop dangereux et je ne peux pas compromettre ma mission.
Je sais que ce que je vais t’imposer peut sembler déplacé, mais tu es l’une des dernières personnes en qui j’ai encore confiance.
Je te présente Nimrod, mon petit miracle … notre petit miracle. Rien ne pourra jamais excuser mon mensonge. Je le sais. Je t’avais dis que jamais je ne pourrais être mère, que la vie ne pousserait plus jamais en moi. Je t’avais pourtant raconté ce qu’ils m’ont fait subir, ces mutilations, ces tortures … Et pourtant Nimrod est là. Cet enfant depuis le premier jour a une volonté de vivre hors du commun. Il te ressemble. Alors que mon ventre commençait à s’arrondir, il m’a fallu faire un choix. Je suis partie, sans un mot, sans une explication. Si c’était à refaire, j’agirais de même.
Tu as dû en vouloir à Lord Dante et je n’ose imaginer ta colère quand il t’a dit que j’avais déserté, que j’étais passée dans le camps des Rebelles. Mais il t’a dit la vérité, ou du moins en partie. Je sais combien son amitié t’es précieuse. Je connais tes liens avec lui et encore une fois, je te demande pardon d’avoir projeté de si sombres nuages sur votre relation.
Cet enfant est la chose la plus précieuse que j’ai au monde, ma plus grande fierté. Je donnerais ma vie pour lui, mais ici ma vie ne vaut rien. Il a besoin de grandir dans un endroit stable. Je ne peux plus le garder, c’est trop risqué. Je t’en supplie, prends soin de lui. J’ai réglé tout les frais liés à son éducation. Je sais que tu détestes le bruit et l’agitation, mais il est très calme… trop calme. Je voudrais qu’il puisse grandir comme tout les enfants, libre et heureux, sans craindre pour sa vie. Demande à Lord Dante de te donner accès à mon compte et mes archives. Et s’il te plait, mon amour, ne lui en veux pas. Devoir garder un tel secret envers toi a été une véritable torture pour lui.

Je ne sais pas quand je reviendrais, ou même si je reviendrais un jour. Mon avenir est incertain, mais savoir que notre enfant est à tes cotés me donne la force de continuer ma mission.

Avec tout mon amour, Bhiola Irae’Set »

Florilège Lordique

Petit condensé de mes ridicules stories Lordiques


Lucianus Roman’Arkel, Merrick Ol’Daerl, Dante Tel’Dalen et Silmar Telser’Xyl

Merry, Merry, Merry, Merry ….



La vengeance est un plat qui se mange …. glacé.

Comment mettre un enfant au lit.

Photo Bombing

Hi-Ho, c’est l’écho !

Tout est si grand ici, si clair, si propre. je m’en voudrais presque d’écrire autre chose que Gariath sur ce blog.

Mais c’est un blog, mon blog, mon petit espace à moi où j’y écrit le fil de mes mots/maux. Et ça ne va pas très bien, je dois l’avouer. Je suis malaaaade …. et c’est épuisant. Une chute de tension et tout le corps fout le camps ma bonne dame ! Si je pouvais je dormirais une semaine. Mais il faut aller bosser.

Le corps ne suit tellement plus que la seule chose que j’arrive à faire, c’est écrire. Bon, c’est pas toujours très cohérant, mais au moins j’avance un peu. J’ai encore tellement de choses dans la tête. C’est affreux. J’ai trop de choses et je tourne en rond.

J’aimerais, si c’était possible ( et même de manière totalement anonyme) qu’on me pose des questions sur Gariath. Ca m’aide à mettre tout mon univers en place et à eclaircir certaines zones d’ombres. A vot’bon coeur. Une petite question m’sieurs ‘dame ?

Sinon, sous peu je serais en mesure de mettre à jour mes progrès couture, remettre des photos aussi. Parce que le texte c’est bien beau mais ça manque d’images ici. Il faudrait que je me fasse un referencement de ce que j’ai cousu en 2012 aussi. Ma belle robe avance mais c’est tellement long toutes ces finitions à la main, j’ai l’impression de ne pas en voir le bout.

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