Je ne sais pas ce que je fais … mais je le fais.

J’aime “coudre vers l’inconnu”, penser et coudre à la fois, ne jamais avoir plus d’une étape d’avance sur mon projet. Parfois ça donne de très bons résultats du premier coup, d’autre… il faut un peu tricher et faire comme si c’était exaaaaactement ce qu’on voulait.

Comme le drapé des cotés de cette jupe. On a l’impression que c’est pensé, calculé exprès pour que le tombé soit pile de la bonne longueur par rapport à la bordure de la jupe. Et bien non, à l’origine, cela devait être un gros bouillonné sur le derrière.  Mais j’avais mal calculé la longueur nécessaire à un joli tombé. Et le me suis retrouvé avec une bande de tissu trop courte qui empêchait même de passer la tournure et poussait le bas de la jupe vers les jambes. Peu esthétique. Qu’à cela ne tienne on va … Tiens, on va couper au centre,  ourlet le bord découpé et voir comme ça tombe. Ça tombe bien ? Alors c’est “exaaaaaactement ce que je voulais faire au début, en auriez vous douté ?”

Dans un autre registre, être laissé libre de faire ce qu’on veut sur une tenue est aussi une bonne excuse pour tenter de nouvelles choses. Comme la broderie Brésilienne. Une broderie tissée sur fils.  C’est long et minutieux mais ça peut donner un beau résultat je pense. J’ai décidé d’orner mon tablier de devant de rouages cuivrés fait avec ce type de broderie.  Le seule “soucis” c’est que c’est très long à faire comme les fils utilisés sont très fins.

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Et dans un tout autre registre, ma “old velvet lady”, une jaquette 1880 en velours lie de vin ( elle ressort rouge sur les photos) dans un état plus que correct pour son âge.  Le velours est râpé par endroit mais la trame est en parfait état et les coutures encore solides. Je vais pouvoir étudier de près un vrai vêtement d’époque en plus des livres anciens que j’ai et comprendre sa construction. Je suis vraiment contente car en plus, avec moult précautions bien entendue, elle est mettable ( même si un peu grande pour moi, haha … )

Le drapé arrière est de toute beauté malgré sa “simplicité”

Elle a encore tout ses boutons, mais comme ils sont un peu fragiles ( entièrement recouverts de perles) je ne l’ai pas boutonné

On peut survivre à tout, sauf au facteur.

Ces derniers temps, j’avais réussi à trouver, à ma plus grande joie et à prix raisonnable, de petites antiquités pour agrémenter ma collection. Des petit bijoux anciens qui nécessiteraient quelques réparations et nettoyage. Je ne m’attendais pas à ce qu’à deux reprises, m’arrive la même déconvenue, par la faute de vendeurs bien négligeant.

Ces objets ont survécus à deux guerres, des catastrophes naturelles ainsi qu’à l’usure du temps et aux aléas de la vie, mais pas aux services postaux modernes.

Il y a d’abord mon mantelet ancien de 1880, une pièce de musée à restaurer, je le savais fragile et nécessitant quelques soins, mais je ne m’attendais pas à ça.

Roulé en boule dans une simple poche plastique, à l’intérieur d’une large boite en carton, j’ai découvert avec horreur et tristesse un vêtements déchirés de partout, dont le tissu à certains endroits, à force d’avoir été malmené durant le transport qui le menait des USA à la France, tombait en poussière. Les agrafes avaient achevées le travail d’usure du temps, s’agrippant au tissu et le déchirant de part en part. Ce mantelet n’est plus sauvable. Il va falloir que j’en relève le patron, que je découse toutes les perles et que je le reproduise. Un travail de longue haleine dont je ne pense hélas pas encore avoir les capacités. Le vendeur a cependant été arrangeant et m’a remboursé la moitié de mon prix d’achat.

Ce pince nez ne venait pas d’aussi loin, mais il a subit lui aussi les outrages des services postaux. Emballé dans du papier bulle dont une partie des bulles avaient été éclatées ( je n’ose imaginer ce que ces lunettes se sont pris dessus durant leur transport que ça ai fait ça ), dans une simple enveloppe bulle avec un morceau de bristol pour tout renfort, je ne m’étonne hélas guère de son sort.  D’autant plus que j’ai failli me couper en le sortant de son piètre emballage. Le mécanisme n’a pas l’air cassé, c’est déjà ça. J’essayerais de passer chez un opticien d’ici peu pour voir si il serait possible d’adapter dessus des verres à ma vue. Ou au moins des verres plats non correctifs.

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Et tout autre chose, j’avance.

Je m’attaque à présent à la jupe, car se promener en pantalons de dessous n’est pas très … décent.

Steampunk Archer Project

Le devant est à présent totalement opérationnel.

J’y a cousu 14 agrafes sur le corselet et 14  brides en fil doré sur le plastron. Il me reste encore deux pressions à coudre sur le haut du plastron et à déterminer la forme du col. Les manches sont prêtes à être montées mais j’hésite là aussi sur les revers, leur forme, la longueur, l’ornementation.

J’apprécie enormement la silhouette que les corsages cuirasse dessinent, très élancée et fine, tout en donnant un plus grand volume aux poitrines menues comme la mienne.

Economie Domestique – Recettes de cuisine de la fin du XIXème siècle

Recettes de cuisines issues d’articles de magazines anciens.
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1880

Salé

Homard Rôti.
Prenez deux homards et faites les cuire au court bouillon. Enlevez ensuite toute leur chair, en ayant soin de conserver une carapace aussi intacte que possible. Hachez cette chair très-fin, en ajoutant des fines herbes, trois cuillerées de bonne huile d’olive, et, si vous voulez, quelques truffes. Beurrez l’intérieur de la carapace qui est restée intacte, remplissez là avec du hachis recouvert de chapelure et mettez au four doux pendant une demi heure. Servez chaud sur une couche de persil ou de laitue. Les petites pattes sont rangées autour du homard.

Croquettes de pommes de terre
Prenez dix grosses pommes de terre que vous réduisez en purée, après les avoir cuites et épluchées ; assaisonnez de sel et poivre blanc ; prenez quatre œufs : incorporez les jaunes de ces œufs à la purée, battez les blancs en neige ferme que vous ajoutez à la purée en mélangeant le tout. Préparez une friture bien bouillante ; roulez des portions de purée dans de la farine et jetez au fur et à mesure dans la friture aussi bouillante que possible, laquelle est composée suivant les goûts de saindoux ou bien de beurre et de bonne huile d’olives, sans goût de fruit.

Chaud froid de volaille
Mettez dans une casserole un litre et demi de bon bouillon bien dégraissé et non coloré, une feuille de laurier, un peu de thym et de persil, du beurre, un oignon coupé en deux moitiés. Quand ce mélange est en ébullition, placez y deux poulets ( l’estomac en haut) ; ajoutez les abattis, mais enlevez les gésiers et les foies ; couvrez la casserole, laissez bouillir sur un bon feu pendant quarante minutes environ ; retirez les poulets ; assurez vous que la chair des extrémités des cuisses est tendre. Renversez les poulets pour en faire sortir le bouillon, si celui ci est incolore la cuisson est à point ; si le bouillon a une teinte rougeâtre, il faut remettre les poulets dans la casserole et sur le feu pendant quelques minutes.
Quand les poulets sont bien cuits, laissez les un peu refroidir dans le liquide qui a servit à la cuisson ; mettez les ensuite sur un plat pour les laisser refroidir complètement ; dépecez les poulets avec beaucoup de soin et coupez les filets en plusieurs morceaux, dans le sens de la longueur. Mettez les chairs dans une terrine avec du poivre blanc, du sel, deux cuillerées de jus de citron et un peu de bonne huile d’olive, sans goût de fruits.
Passez dans un tamis le bouillon qui a servi à la cuisson des poulets ; mettez dans une casserole une cuillerée de farine mêlée à du beurre frais et mouillez un peu avec la cuisson des poulets : il faut que la sauce ai la consistance d’une bouillie. Au bout de dix minutes retirez la sauce du feu, et quelques instants après ajoutez y quatre jaunes d’œufs frais ; remettez sur le feu et faites cuire sans laissez bouillir. Si étant cuite, la sauce était pas trop compacte, ajoutez y un peu de la cuisson des poulets. Les morceaux de volaille ont été retirés de leur marinade ; on met une partie de la sauce dès qu’elle est cuite sur ces morceaux en ajoutant un peu de poivre de Cayenne ; on met le reste de la sauce dans une terrine avec une cuillère pour tourner cette sauce jusqu’à ce qu’elle soit refroidie.
Pour décorer le chaud froid, on fait cuire à l’eau de sel avec un peu de beurre, un demi choux fleur, des haricots verts ou tout autre légume. On les fait refroidir puis mariner ; on reprend la sauce froide, on y incorpore goutte à goutte , en la tournant toujours de la bonne huile d’olive, du jus de citron et un peu de poivre de Cayenne. Dressez sur un plat les morceaux de volaille en forme de rocher, masquez les avec de la sauce, décorez les bords du plat avec les légumes et des cornichons.

Riz au fromage
Faites cuire deux petites tasses de riz dans un demi litre de lait. Lorsque le riz est bien tendre on y met de bon beurre frais (environ la grosseur d’une moitié d’œuf ), trois œufs dont le blanc a été battu en neige, poivre, sel, 125 grammes de fromage de Gruyère râpé. On mélange bien le tout, on fait cuire au four pendant trente-cinq à quarante-cinq minutes. On sert chaud dans le moule.

Chaud froid de canard
Prenez deux canards tués en les étouffant afin que tout le sang soit conservé à l’intérieur. Faites les rôtir comme à l’ordinaire en les laissant un peu saignants ; découpez les canards.
Prenez les carcasses, les foies et pilez les en les mouillant avec un peu de jus de viande ; passez au tamis. Ceci représente la sauce.
Faites une gelée de viande bien clarifiée, mettez la dans un moule à bordures ou bien en couronne, c’est à dire vide au milieu ; quand la gelée est prise, démoulez sur un plat et dressez dans le milieu les morceaux des canards qui auront été découpés en les mélangeant avec la sauce, laquelle doit avoir une consistance de purée un peu moelleuse et qui a été assaisonnée comme à l’ordinaire.
On peut recouvrir les morceaux de canard, disposés en dôme ou en rocher, en les saupoudrant avec une infinité de petites morceaux de gelée de viande coupés en morceaux très fins.
On peut aussi dans la saison des foies gras, exécuter le même plat avec les foies que l’on substitue au canard et que l’on recouvre de menue morceaux de gelée de viande.
Ces plats se présentent, après le rôti, au déjeuner aussi bien qu’au dîner. More

Comme une envie de glace vanille pistache

Coudre le corps principal d’une robe semble être un travail monstrueux mais c’est en réalité la partie la plus facile une fois qu’on connait le processus.  Le reste demande plus de précision, de patience et de fignolage. Plus encore quand on ne sait pas où on va.

Pfiouuu, cette piece plastron n’aura pas été facile. Heureusement que ma poitrine n’est pas très avantagueuse sinon cela aurait été encore plus compliqué de créer une pièce qui moule correctement mon buste.

Le devant est juste monté à l’épingle et je pense que je vais devoir retourner acheter d’autres boutons dorés. J’hésite à faire en sorte que la pièce soit totalement amovible ou bien coudre un des cotés afin d’être moins embêtée pour  fermer le haut.

Pareil pour les manches, oui, non, un chemisier, des manches en voile, des manches normales … On verra.

Archère Steam – modelage

Première étape primordiale quand on ne connait pas les mesures exactes du patron final, est de faire un test dans un tissu inutile, vieux drap, coton de base, reste d’une autre tenue. D’où des résultats qui font un peu mal aux yeux…

J’ai utilisé un patron de 1883 sans aucunes indications de mensurations que j’ai donc du modifié ” à la louche” pour l’adapter à mes mesures. Le dos était assez court ( 37cm alors que le mien mesure 44cm) et le tour de taille étonnement large, 70cm contre 64 pour ma part. Je pense que ces patrons étaient fait au plus grand pour pouvoir être rétrécit au niveau de la taille car c’est le second patron sans mensurations indiquées que je teste et dont le tour de taille me parait bien large.

Tout comme ma Victorienne, je pars un peu à l’aveugle sur ce projet, n’ayant pas d’idées très arrêtées sur le résultat final, hormis qu’il ne sera pas aussi vert pétant et que je prévois une jupe courte, au dessus du genou pour un coté un peu plus Steampunk et pratique. Pour le reste je verrais au fur et à mesure et en fonction du tissu dont je dispose pour la jaquette ( je ne retrouve plus mon second coupon et je vais devoir couper à l’économie celui qui me reste. )

Il va falloir que j’aille refaire le plein de coton crème pour la doublure et la jupe comme j’ai usé tout mon stock sur la précédente.

Que j’aime les drapés des tournures !

Et une photo de ma tournure. Photo prise par Hannah H. lors du meeting Steampunk in Bordeaux III

Livre II – Haru – Celle qui écrivait sur les murs

Celle qui écrivait sur les murs.
Haru – An 1

Il était déjà tard et Dante s’apprêtait à aller se coucher quand la sonnerie de l’interphone résonna dans l’appartement, étonnement insistante. A cette heure avancée, cela ne laisser présager qu’une mauvaise nouvelle. Il jeta un regard vers la porte de la chambre où dormait Haru, retenant son souffle, attentif au moindre bruit qui pourrait en émaner. Hélas, comme il s’y attendait, les pleurs de l’enfant ne tardèrent pas à se faire entendre et il secoua la tête, agacé, avant de se diriger vers le hall d’entrée pour faire cesser ce bruit insupportable.  Ce visiteur nocturne ne semblait pas se décourager, redoublant ses appels et le bruit mêlé aux pleurs du petit garçon firent naître un début de migraine dans le crâne du Premier Conseiller Impérial. Il appuya sur le bouton de l’interphone en soupirant, faisant apparaître sur l’écran le visage inquiet de son meilleur homme.

« Résidence Tel’Dalen,  j’espère pour vous qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort, sinon… »

« Lord Tel’Dalen, je m’excuse de vous réveiller à cette heure mais il s’agit d’une urgence. » Ezalk Frenth se tenait droit face à la caméra de surveillance, il avait reculé d’un pas pour que Dante puisse mieux le voir sur son écran et gardait une expression sérieuse et fermée, prêt à affronter la tempête. Déranger le Premier Conseiller Impérial chez lui était déjà une grave entorse au protocole, mais au beau milieu de la nuit, cela tenait du suicide. Pourtant, les informations qu’on lui avait transmises quelques heures plus tôt ne pouvaient souffrir aucun retard. « Il s’agit de… »  Il jeta un œil aux alentours et secoua la tête.

« Montez. » Dante déverrouilla l’accès à l’ascenseur privatif qu’il partageait avec deux autres appartements de haute sécurité et retourna vers la chambre d’Haru. Les pleurs s’étaient apaisés  et quand il ouvrit la porte il vit Askeli, son ssi’an, marchant de long en large dans la chambre, berçant l’enfant. Il leva la tête vers son maître, l’air interrogateur et soucieux.

« Que ce passe-t-il? » Askeli remit Haru dans son lit et le borda. « Il est tard… »
Dante s’avança vers le berceau et sourit, caressant la joue de l’enfant qui s’était rendormi. « Rien de grave, va te recoucher, Ezalk a dû oublier de me donner un dossier et tu connais son professionnalisme…»

« Ezalk? Sir Ezalk Frenth?  Ici!? » Askeli se mordilla les lèvres, de plus en plus inquiet, il connaissait bien cet homme et le craignait un peu, toujours porteur de mauvaises nouvelles. « Quelle catastrophe ce sombre individu va-t-il encore vous annoncer? »

« Oui, Sir Frenth en personne. Et tout ceci ne te concerne en rien, petite nourrice. » L’homme, de petite taille et à la carrure d’athlète, s’inclina vers Dante, non sans avoir lancé un petit sourire moqueur en direction du ssi’an. « Je dois vous parler… en privé, il s’agit des Ol’Daerl… Ioline Ol’Daerl. »

Ce nom si familier à Dante le fit frissonner. Il sortit de la pièce, faisant signe à l’homme de le suivre et se rendit dans son bureau. Une fois seul avec Ezalk il ferma la porte et sans attendre le questionna sur l’objet de sa visite, de plus en plus nerveux et agacé. « Vous avez des informations sur les assassins d’Ioline? » La voix de Dante était froide, pleine d’une colère contenue qui ne demandait pas grand-chose pour exploser enfin. Il n’avait jamais accepté la thèse officielle de la mort de la plus jeune sœur de Merrick, assassinée par un dissident Azurien deux ans auparavant sans que l’on  puisse retrouver son cadavre.

« J’ai mieux, je sais où elle se trouve. »

« Et c’est pour m’annoncer l’emplacement de sa tombe que vous réveillez toute ma maison?! C’est plutôt Lord Merrick Ol’Daerl que cela concerne!» La migraine de Dante allait en s’amplifiant, le rappel de ce douloureux évènement et de tout ce qui avait suivi lui serrait le cœur. Il se mit à marcher de long en large dans la pièce, sans un mot, à moitié perdu dans ses pensées. Tout ce qui concernait la famille Ol’Daerl était un sujet sensible qu’il fallait aborder avec tact. Ezalk le savait et il alla s’installer dans un des fauteuils qui meublaient la pièce, attendant qu’il se calme un peu. Il connaissait Lord Dante depuis des années et lui était entièrement dévoué mais il redoutait ses éclats de colère, le plus souvent dus à l’émotion. Ce qu’il s’apprêtait à lui dire pouvait bouleverser Gariath jusqu’au tréfonds de l’Empire. More

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