Restauration d’ombrelle

Lors de ma visite à la grande brocante des quinconces je suis tombée, en plus du chapeau claque et des lunettes, sur une vieille ombrelle à la soie toute fusée, dans un piteux état. Mais pour cinq euros je me suis dit qu’un petit challenge de restauration serait une bonne idée. Les ombrelles anciennes sont excessivement chères, ce que je comprends, mais elles sont aussi un incontournable des costumes victoriens. Mes parties laitonnées étaient quasiment noires et ont nécessite une bonne journée de décapage, mais c’est surtout la toile qui m’a posé un énorme problème.

La soie était tellement fragile et abimée que je n’ai pas réussi à sauver un panneau entier pour refaire mon patron. D’où un léger soucis d’ajustement.  Je voulais aussi une doublure interne pour cacher les baleines noires. donc deux fois plus de travail, à réussir à monter un patron correcte, avec la bonne tension pour resserrer les baleines et donner une forme arrondie si caractéristique des ombrelles anciennes.

Et c’est à partir de là que tout se corse. Une toile ça va, c’est un peu laborieux, mais cela reste faisable. Deux toiles qui doivent être ajustées l’une sur l’autre et prendre en compte sur le dessus, les variation de forme quand l’ombrelle est ouverte ou fermée … Ca a été presque épique.  Vive les fronces (environ neuf mètres, entièrement froncés à la main) pour cacher les problèmes de tissu qui plisse et donner un petit coté ancien. Il manque juste l’embout en haut de l’ombrelle, qui sera taillé en laiton plus tard.

Pour un premier essai je suis assez contente, et cela m’ouvre quelques nouvelle perspectives dans l’accessoirisation de mes costumes. Mais plus tard …

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Calico – La mort d’un dragon

Ca faisait un moment que je n’avais pas été voir du coté du Sérail … Juste un extrait du livre deux, écrit il y a plusieurs années. Il faudra probablement que je reprenne tout le cycle de Calico. Mais j’aime pouvoir me replonger dans mes vieux écrits et voir combien j’ai réussi à évoluer d’un point de vue du style, même si je sais que j’ai encore beaucoup de travail à faire dessus ( et encore celui n’est pas le plus “bancale” de mes textes )

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6ème vague

La ville-usine s’étendait à ses pieds, énorme nid de dragons, crachant de ses centaines de cheminées, pareilles à des têtes de monstres, une fumée grise et nauséabonde. Coincée dans une cuvette elle n’avait pas trouvé la force de s’étendre au delà des collines et avait poussé vers le haut. Des immenses bâtiments, noirs de crasse écrasant de leur hauteur ses habitants. Tout en bas dans les rues, les hommes avaient pliés sous le joug de la bête. Courbés, ils se pressaient, gris et ternes aux portes des centaines d’usines de la ville. Il fallait faire vite et nourrir le dragon, avoir un rendement maximum, se dépasser encore et encore, jour après jour

Il s’avança sur la crête et regarda un des bâtiments, sa cible du jour et hocha la tête. Il était temps de se mettre au travail. Les pieds au bord du vide il sourit, sentant l’excitation monter doucement dans ses veines. Le ciel était aussi gris et lourd qu’à l’habitude mais ce serait pour lui ça serait une journée brillante. Sans prendre d’élan il sauta de la falaise. Une chute de trente mètres. Pour les gens d’en bas il n’était qu’un autre pauvre hère, incapable de supporter la pression de la vie. La Falaise aux Suicidés était connue pour être l’endroit le plus meurtrier de la ville. Mais lui n’avait pas l’intention de mourir. Il tira la poignée située sur son épaule et déploya ses ailes.

Il plana quelques instants au dessus de la ville, enivré de cette sensation de liberté. Mais le temps n’était pas à ce genre de plaisir et il se concentra pour l’atterrissage, sur le toit de l’immeuble. Il jeta un coup d’œil dédaigneux aux alentours et se défit de son paquetage. Elle l’avait suivi dans un de ces petit engins flottants qu’elle affectionnait. Plus pratique pour transporter le matériel. Elle se posa et commença à se préparer. Il se dirigea vers la porte du toit et l’ouvrir. Personne n’était au courant, la voie était libre. Il lui fit signe de se dépêcher et entra.

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Brocante

Chaque année à lieu la grande brocante des Quinconces, immense foire à la bidulerie antique, aux objets hétéroclites et outils dont l’utilité s’est perdu au fin fond des âges. Que de vieux livres poussiéreux dont personne n’a plus tourné les pages depuis des décennies, que de tableaux aux couleurs fanées, de poupées antiques que plus aucune petite fille n’a bercé.

Cette année, la brocante s’est enrichie de multiples stands de friperies qui n’était pas là, il y a quelques années encore. Fourre tout de tissu passant par toutes les périodes de la mode, où on peut dénicher quelques trésors jusqu’à lors inaccessibles.

Ce fut le cas pour moi, et me voilà l’heure propriétaire d’un chapeau claque quelque peu poussiéreux, mais à ma taille. Une des patte du mécanisme a besoin d’être refixé et la doublure d’être entièrement refaite, mais l’extérieur est en très bon état et il a cette forme évasée si particulière que j’affectionne le plus sur ce type de couvre chef

Et l’on rajoute à cette trouvaille, en plus d’une ombrelle à un prix dérisoire, mais dont je vais devoir entièrement refaire le revêtement, dont la soie a presque totalement fusé, j’ai trouvé une petite rareté inconnue, des binoculaires loupe allemandes, qui mis à part une branche cassée ( réparable) sont en très bon état.

D’ailleurs, si quelqu’un passant par hasard sur ce post en connaissait la provenance, la période ou l’utilisation exacte, je lui serais très reconnaissante de m’en instruire.

 

Vêtements de travail

Je m’ennuyais un peu hier. Pas que je n’ai rien à faire mais étant bloquée sur la majorité de mes projets en cours ( la broderie de l’archère est en cours, mais c’est long et peu motivant, le carquois nécessite quelques réglages, je n’ai toujours pas le tissu de la steamponaise bis et les costumes que je dois coudre pour l’Animasia ne me motivent en rien …)J’avais envie d’un tenue dans l’esprit steampunk mais un peu plus classique et moins habillé que mes précédentes créations. Pourquoi pas les vêtements de travail de ma réparatrice d’automates ? Pour les travaux salissant mieux vaut une salopette qu’un joli furisode.

Donc me voilà en train de bidouiller un patron de jupe culotte pour vélo de 1901, et le résultat donne une sorte de combinaison salopette corsetée assez ample en bas.

J’ai encore pas mal de détails à régler là dessus, dont la forme du bas du pantalon. J’hésite à le froncer ou à le laisser ample telle une jupe.

C’est donc le tout premier pantalon que je couds de ma vie…

Economie Domestique – Boissons de la fin du XIXeme siècle

Recettes de 1890

Liqueur d’oranges

Mettez dans un bocal de la contenance de 3 à 4 litres, 1 litre d’alcool à 90 degrés de première qualité; suspendez dans un petit filet trois oranges, de façon à ce qu’elles ne touchent pas l’alcool ( laissez une distance de deux travers de doigts); bouchez bien le bocal et laissez le ainsi pendant deux mois et demi.

Pour faire la liqueur, enlevez les oranges, versez l’alcool provisoirement dans une bouteille. Mettez dans le bocal 1 kilo 750 grammes de sucre cassé en petit morceaux, jetez dessus 1 litre d’eau froide. Quand le sucre sera en sirop, entièrement fondu, mêlez-y l’alcool en versant tout doucement. Au bout de quelques jours, filtrez sur une grosse touffe de coton et mettez en bouteilles, bien bouchées.

Nota. La liqueur restera trouble pendant quelques semaines, mais peu à peu reprendra sa limpidité. Consommer au bout de trois mois.

Pseudo-vin de Champagne

Pour préparer cette boisson, il est indispensable de posséder un appareil dit Sèlzogène ( celui avec lequel on fait l’eau de Seltz)

Pour un appareil contenant cinq bouteilles, prenez 200 à 250 grammes ( quantité maxima) de sucre candi blond pâle; faites dissoudre ce sucre sur le feu avec un verre d’eau; passez ce sirop pour en enlever les ficelles et laissez refroidir; ajoutez quelques gouttes d’essence d’iris de Florence, qui tiendra lieu de bouquet. Mêlez le sirop à cinq bouteilles de vin blanc de bourgogne ( vin sec bon, mais non pas fin et cher ); mettez un cornet de papier gris dans un entonnoir en verre, filtrez le tout et mettez dans l’appareil.

On opère ensuite comme pour faire de l’eau de Seltz.

En préparant cette boisson un ou deux jours d’avance et en plaçant l’appareil dans un lieu frais, le pseudo-vin de champagne n’en sera que meilleur. On peut boire ce vin à table en guise de tisane de Champagne.

Boisson de mai

Suivant que l’on désire une boisson plus ou moins sucrée, on prendra de 100 à 80 grammes de beau sucre blanc par litre de vin blanc.

Dans un grand bol de cristal à couvercle, on place quelques branches fraîches de waldmeister ( asperula odorata L.) et des rondelles d’oranges très mures, aussi parfumées que possible; on verse par dessus le vin blanc qui a préalable a été sucré; on laisse infuser pendant vingt minutes avant de commencer à puiser dans le bol avec une poche en cristal pour remplir des verres. Les branches de waldmeister restent au fond du bol.

A défaut de cette branche fraîche on emploie son essence, que l’on peut se procurer en demandant directement à M. H. Scheiweikert, apothicaire à Dingelstadt ( Reg. Bez. Erfürt), Thuringe.

Cette essence, vendue sous le nom de Mai-Wein Essenz, s’expédie par colis postal.

Pour préparer cette boisson non plus avec la plante fraîche mais avec son essence, on ajoute une cuillerée à café de celle ci par litre de vin blanc sucré; on verse le tout sur les rondelles d’oranges, presque indispensables quand on emploie pas la plante fraîche, moins indispensable quand on a celle ci à disposition. A défaut de cette plante ( remplacé par son essence) on sert cette boisson dans une cruche ou un broc; dans les deux cas, quelques morceaux de glace amélioreront cette boisson, excellente en elle même, qui tiendra une place fort distinguée dans les lunch ou goûters.

Sirop d’orgeat

Pour 2 kilos et demi de sucre, prenez un demi kilo d’amandes douces et 60 grammes d’amandes amères; un litre et demi d’eau.

Mondez et pilez les amandes; pilez celles ci par petites quantités, en y ajoutant peu à peu de l’eau ci dessus indiquée.

Quand toutes les amandes sont pilées et toute l’eau employée, passez dans un morceau de toile bien propre et jetez le tout sur le sucre, qui a été cassé en morceaux; laissez fondre pendant vingt quatre heures; ajoutez un peu de fleur d’oranger; mettez en bouteille et bouchez bien.

Sirop d’oranges

Prenez 2 kilos de sucre cassé et frottez sur ces morceaux quatre à cinq oranges jusqu’à ce qu’ils aient à peu près retiré tout leur zeste.

Mettez ce sucre dans un litre, plus un verre d’eau et placez le à la cave. Quand le sucre est ainsi fondu ( à froid), ajoutez 20 grammes d’acide citrique, que vous avez fait dissoudre dans une petite quantité d’eau. Mélangez, passez le sirop; mettez le en bouteille.

Liqueur de Genièvre

Prenez un verre rempli de graines de genièvre de l’année pour un litre de cognac ou d’eau de vie de bonne qualité. Jetez la graine dans l’eau de vie et laissez la infuser pendant un à deux mois environ. Au bout de ce temps, retirez les graines. Faites dissoudre du sucre dans ce liquide, plus ou moins, suivant que vous désirez la liqueur plus ou moins forte. Filtrez et mettez en bouteille.

Cerises à l’eau de vie

Dans un litre d’eau de vie blanche à 56 degrés centésimaux, faites infuser pendant dix jours; 4 grammes de girofles fin concassé, 16 grammes de coriandre, 16 grammes d’anis étoilée, 8 grammes de cannelle fine, 2 grammes de macis, et après dix jours filtrez cette eau de vie aromatisée.

Dans un bocal mettez 3 kilogrammes de belles cerises de Montmorency ( pas trop mures) dont vous avez rogné les queues, versez dessus de l’eau de vie blanche à 56 degrés centésimaux, tout juste la quantité nécessaire pour recouvrir les cerises et laissez reposer dix jours.

Le dixième jour, vous décanterez la liqueur à laquelle vous ajouterez à chaud un sirop de sucre de 2 kilogrammes de sucre cuit à la plume. Après refroidissement, vous ajouterez l’eau de vie aromatisée et vous verserez le mélange sur les cerises dans un bocal ad hoc pour les conserver et les manger après deux mois.

Cassis sans eau de vie

Ecrasez le cassis et mettez le dans un vase à assez large ouverture, telle une cruche de grès; pour 3 kilos de cassis, mettez dans la cruche 1 kilos et demi de sucre concassé. Bouchez légèrement la cruche; laissez fermenter. Quand la fermentation a eu lieu, retirez le jus et pressez le marc; faites filtrer; ajoutez du sucre si l’on désire avec une liqueur plus douce.

Pour ne rien perdre, faites infuser du vin avec le marc pendant quelques jours seulement. filtrez, sucrez plus ou moins; c’est un produit agréable à consommer en famille, à bref délais, à moins de coucher les bouteilles que le contiennent.

Essence de fleurs

Prenez les fleurs dont vous voulez avoir l’essence, telles que les violettes, etc. ; détachez leurs pétales et mettez ceux ci dans un pot de grès; sur la couche de pétales, mettez une couche de gros sel de cuisine, puis une couche de pétales, ainsi de suite alternativement. quand le pot est rempli, bouchez avec un couvercle, après avoir introduit dans le cercle du pot un mastic ou de la terre glaise afin de boucher le pot aussi hermétiquement que possible. placez dans un endroit frais et l’y laisser pendant un mois.

Au bout de ce temps, renversez le contenu du pot sur une étamine tendue sur un vase plus large d’ouverture que le premier; le liquide qui passera sera l’essence, avec laquelle on emplira les deux tiers d’un flacon; celui ci étant bien bouché, on l’expose au soleil aussi longtemps que l’on veut.

Sirop de café

On fait du café très fort avec 125 grammes de café dans un litre et quart d’eau; puis on fait fondre dans ce café 750 grammes de sucre; lorsque le sirop est fait, on retire la bassine du feu, on y verse un demi verre d’eau de vie ou de bon cognac; on laisse refroidir; on met en bouteilles. Ce sirop se conserve parfaitement.

Un peu de rose sur les joues

Envie soudaine, matinale, très matinale même, de maquiller enfin Ioline, après plusieurs semaines passé à la maison, le visage pâle et manquant d’un petit quelque chose pour la compléter.

Elle a un peu changé. Comme quoi quelques coups de pinceau et un peu de pastel font la différence.

Parallèlement, j’ai continué à écrire un peu, mais surtout à organiser toutes mes notes.  Il arrive un moment où on ne peut plus garder ses idées en tête sans risque d’en oublier certaines. Alors j’ai enfin pris le temps de coucher sur papier la liste ainsi qu’un résumé sommaire de tout les personnages qui ont fait une apparition dans le cycle Garian… Et j’en suis à plus de 68.  Je vais bientôt dépasser le Sérail et ses 72 protagonistes.

Il faudra que je fasse de même pour les lieux évoqués et leur localisation. Si j’en avais les capacités j’adorerais dessiner une carte de l’empire, mais c’est tellement complexe. Peut être que quand j’aurais fixé les différentes régions et gouvernance en fonction des territoires, je pourrais tenter.

Ce qui devait arriver, arriva…

Parce que ces costumes ne sont plus du cosplay mais des créations personnelles à 100%, parce que ces costumes ont une signification, une fonction, parce que quand je couds ou je brode mon cerveau pars en roue libre pendant que mes mains travaillent, ce qui devait arriver arriva … mon archère est un costume garian.

La broderie brésilienne ne me satisfaisait pas du tout et je voulais tenter la broderie en cannetille, du fin fil de métal enroulé en ressort. Et je me suis souvenue de l’emblème de l’Ordre des Fleurs d’Argent ….

L’Ordre des Fleurs d’Argent est un des plus ancien Ordre encore actif de Gariath. Il fût crée lors des conflits qui opposèrent les Parezel à la Korma ( Livre VI – La dynastie Parezel). L’ordre était alors composé de jeunes femmes, toutes anciennes prostituées ou inaptes à faire de bonnes épouses, dévolues entièrement au combat et dont la mission était de protéger la futur Reine, Anaya. Paradoxalement, ce sont les conseillers de l’ordre Kormique qui furent à l’origine de la création de cet ordre qui les combattu farouchement durant le soulèvement du peuple. Ils avaient chargé la future reine de recruter dans les prisons celles qui, sous prétexte de racheter leurs fautes, composeraient sa garde et pensaient que la princesse, trop occupée à sauver ces âmes perdues, passerait moins de temps à s’opposer à leur influence grandissante sur son père, le roi Odéus III.

Plus que sa garde rapprochée, l’Ordre devint un véritable réseau d’informatrices et de combattantes, prêtes à défendre les intérêts de leur souveraine, ainsi qu’un refuge pour celles, et plus tard ceux, qui voulaient échapper aux discours de plus en plus fanatiques de l’ordre kormique. Alors que la Korma réussi manipuler le vieux roi pour s’établir elle-même en tant qu’entité régnant sur toutes les terres connues, l’Ordre prit les armes, sous le commandement d’Anaya, afin de mettre à bas les représentants de la Korma qui étaient indûment monté sur le trône.

Après la chute des Parezel, l’ordre fût dissout, la raison officielle étant qu’il était trop proche de l’ancien pouvoir et accusé d’avoir fait disparaître la future reine ainsi que ses deux frères, mais la raison officieuse était la trop grande influence que ces anciennes femmes de mauvaise vie pouvaient avoir sur le nouvel Empire naissant.

L’Ordre n’a jamais vraiment disparu et s’est reformé au grand jour durant la seconde partie de la grande guerre, juste après que les effets de la bombes et les retombées sur la santé des femmes commencèrent à être connu. Celles qu’on nommait les Femmes de Verre -définition à venir- plutôt que de devenir un fardeau pour la société garianne ( ou fléau, car certaines se marginalisèrent et profitèrent de la protection que leur offrait le titre de Femme de Verre pour commettre forfaits et pillages alors que d’autres, plus nombreuses, se suicidaient à cette nouvelle.) et montrer que même elles pouvaient être utiles à l’Empire, en temps de guerre, reprirent les armes, sous l’égide du couple Impérial, afin de protéger les intérêts de l’Empire. Après la destruction d’Azuria et la fin de la guerre, l’Ordre a continué d’exister mais plus sur un plan militaire. Il reste discret mais guide les jeunes femmes cataloguées “Femme de Verre” ou celles qui ont décidées pour une raison ou une autre de ne pas donner la vie.

Le nom de l’ordre est né sur une ancienne légende. Elion était une belle qui ne pensait pas à se marier, elle préférait courir dans les bois et se baigner dans les ruisseaux, profiter de sa jeunesse et sa liberté plutôt que de prendre mari et fonder une famille. Un jour, elle rencontra lors d’une de ses promenades, Kahal, une divinité mineure, protecteur des champs et des pâtures. Kahal tomba éperdument amoureux d’Elion qui ne cessait de repousser ses avances. Excédé par tant de refus, Kahal pris de force la belle Elion, au milieu d’un des champs où elle avait l’habitude de se promener. Les pleurs et les cris de la belle attirèrent les paysans qui travaillaient alentour, et bien qu’atterrés par ce spectacle, les hommes ne firent rien pour la sauver. Elion avait tant de fois repoussé leurs avances qu’ils se sentaient vengés à la voir subir les assauts de plus en plus douloureux de Kahal et lui crièrent que ça n’était que justice pour eux et leur honneur bafoué. Elle les supplia de l’aider, mais ils se détournèrent et reprirent le travail. Le calvaire de la jeune femme dura des heures et la puissance du dieu eu raison de son corps de simple mortelle. Avant de s’éteindre, Elion maudit les paysans qui lui avaient refusé leur aide. Des larmes d’Elion, tombées sur le sol naquirent des fleurs pareilles à des clochettes d’argent, belles et fragiles comme l’était la jeune femme, mais dont le cœur rouge renferme un puissant poison, la malédiction d’Elion car à chaque saison dans les plaines de Brimalth poussent ces petites fleurs  qui empoissonne la vie des paysans.

La “Petite Fleur d’Argent” est aussi le nom d’une maladie vénérienne et l’expression “aller cueillir des fleurs” une métaphore qui signifiait se payer une fille de joie…

(( oui, donc en gros, j’ai cousu le costume d’une fleur de trottoir reconvertie en assassin, deux rôles à milles lieux de l’angoissée de la vie que je suis XD ))

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