Comicon in Paris

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Stand D131, à côté du Tardis.

Pour la petite histoire, je m’étais promis de ne plus jamais remettre les pieds à la Japan Expo après le fiasco de la dernière à laquelle j’ai participé. Mais, de fil en aiguille, et après avoir été je ne sais pas quel miracle été convaincue par quelques adorables steamers, j’ai accepté d’y retourner et d’aider au stand steampunk.

J’y serais présente du vendredi fin de journée au dimanche. N’hésitez pas à venir y faire un tour et cherchez l’Automate. Mon masque est angoissant mais promis je ne mords pas ( de toute façon quand bien même je voudrais je ne peux pas écarter grand la mâchoire alors aucun risque …)

 

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La fin d’un Automate

Ou son commencement….

Il m’aura fallu bien plus de temps pour réaliser ce masque que pour l’intégralité de la tenue, mais il est ce que j’avais en tête pour l’Automate d’Anaya. Peut être plus tard quand j’aurais plus de temps, je le referais, afin d’affiner ses traits et le faire entierement ressembler à ma dernière Reine…..

 

… Qui pour le moment ne ressemble pas encore à ce que je voudrais d’elle, mais ça se précise. J’ai beaucoup de travail à faire sur elle, mais déjà la BJD tient debout.

 

Anaya et Amaury

Comme pour Amaury, j’ai utilisé la base d’une autre bjd que j’avais fait, Eiyas, mais là… ça n’a quasi plus rien à voir. Les volumes sont plus réalistes, plus occidentaux aussi au niveau des traits et de l’arrête du nez. Les yeux bien qu’aussi petit sont plus adaptés à la forme du visage.

Je crois que cette pause de plusieurs mois m’a fait du bien d’un point de vue technique, ça m’a permis d’assimiler quelques notion anatomiques et résoudre les soucis de volumes que j’avais eu avec mes précédentes créations. Pour le moment il n’y a qu’une moitié de visage de bien avancé, mais je dois retravailler la lèvre supérieure.
Et j’ai fait des mimines qui ressemblent à des mimines et pas à deux grosses pelles ( reste à poncer et à faire les détails )

Cote à coté et avec un crayon pour monter l’échelle. Je pense qu’ils devraient bien aller ensemble. Je voulais réussir à créer deux visages harmonieux et complémentaires, je pense que je suis sur la bonne voie. Ah, là là…. Ma princesse revoltée et mon noble déchu …
Ce sont cependant des petites visages, et j’espère que cela ne sera pas trop problématique pour les perruques… Sinon il faudra que je les fasse. dans tout les cas il faudra que je fasse celle d’Amaury.

La dynastie Parezel – Chapitre I

(mis à jour le 23/08/13 )

« Pourquoi n’y a-t-il pas de ballerine ? » Elle s’était assise dans la poussière, sans se soucier de salir sa volumineuse robe de dentelle et le regardait réparer un des petits automates du théâtre mécanique qui l’avait tant fait rire quelques heures auparavant. « Pourquoi des jongleurs, des dompteurs, des musiciens, mais pas une seule danseuse ? » Elle avait pris cet air soucieux qui la faisait sembler bien plus vieille que ses douze ans, comme si cette question était la plus importante qui soit et l’observait, attendant une réponse. Elle s’était installée à quelques centimètres de lui à peine, sans qu’il ne remarque sa présence, jusqu’à ce qu’elle lui adresse la parole. Il avait sursauté et le pauvre jongleur était tombé à terre, perdant définitivement le bras qu’il avait d’abîmé. Elle ne sembla pas s’en émouvoir et ne bougea pas quand il se pencha pour ramasser le minuscule membre du personnage, tombé juste à côté de son genou.

 « Qu’est-ce que tu fais là toi ? Le spectacle est fini, va retrouver tes parents ! » Il était à peine plus âgé qu’elle mais sa voix était dure et glaciale, comme celle d’un homme qui avait vu bien trop de choses dans sa vie pour laisser place à quelques sentiments.

 « Si tu construis tes automates comme tu répares ce jongleur, cela ne m’étonne pas que tu sois incapable de créer une ballerine. C’est bien trop délicat pour un rustre comme toi. » Elle avait prononcé cette phrase à voix haute, mais n’avait pas bougé de son poste d’observation, les yeux rivés sur l’arrière du petit théâtre où étaient encore couchés les personnages miniatures qui l’avaient tant amusé. Il y avait quelque chose de décalé dans sa façon de s’exprimer et son allure de tout petit oiseau, perdu dans son immense robe de dentelle et de tulle. Il hésita un instant à la chasser, mais ne put s’empêcher d’éclater de rire en la regardant. Elle leva ses grands yeux d’un bleu délavé vers lui et lui sourit sans ajouter un mot.

 « T’as pas froid aux yeux toi, dis donc, pour une gosse de riche » Mais comprenant qu’elle ne partirait pas tant qu’elle n’aurait pas sa réponse, il se leva et s’installa à ses côtés et lui posant dans les mains les reste du petit automate. « Regarde, tu vois tous ces ressorts et ses engrenages ? Rien que pour lui faire jeter ses balles en l’air il en faut plusieurs centaines et il ne peut faire que des mouvements simples. Une ballerine, ça serait impossible, il faudra des milliers de pièces et un mécanisme beaucoup plus perfectionné, à cette taille c’est pas possible. Même mon maître n’en est pas capable et pourtant c’est le meilleur artisan de toute la capital »

 Elle manipulait avec délicatesse le petit jongleur, le retournant dans tout les sens, comme pour percer les mystères de son fonctionnement, d’un coup elle avait levé la tête pour plonger son regard dans le sien « A ma taille cela serait possible ? »

 La question le déstabilisa un peu, autant que son regard. Il frissonna sans savoir pourquoi et pris quelques instants pour lui répondre. « Peut-être, mais ça il faudrait voir avec Maitre Valius, moi je ne suis que son apprenti, je répare, je bricole. Il dit que j’ai encore beaucoup à apprendre avant de pouvoir fabriquer mes propres automates, mais j’apprends vite, hein, faut pas croire ! » Il s’était redressé, tout fier et avait sorti de sa poche un petit jouet qui ressemblait, de loin, à cet oiseau aux immenses ailes qu’on trouve sur les bords de mer. « J’ai déjà fait un lorhso qui bat des ailes, tu veux voir ? » Il le remonta et le posa à terre. L’oiseau battit deux fois des ailes avant de se gripper et s’immobiliser, le bec dans la poussière. Le rouge lui montait aux joues, face à cet échec, alors qu’il l’entendait rire. Un rire aussi claire que du cristal, sans aucune pointe méchanceté, mais il se sentait blessé dans son amour propre. Elle avait ramassé le jouet et le brossa su bout du doit pour le nettoyer, semblant impressionnée.

 « Tu crois que tu pourrais le faire chanter ? » Elle caressait l’oiseau mécanique avec autant de douceur que si il était réel.

 « C’est pas un vrai, c’est qu’un jouet. » Il le lui reprit des mains et le fourra dans sa poche avec humeur. « Bon, j’ai du travail, comme tu vois, moi je dois travailler pour gagner mon pain. J’suis pas un gosse élevé dans de la dentelle comme toi ! Maintenant va-t-en ! »

 Elle avait ouvert le bouche pour lui répondre quand une femme apparu devant eux, l’air furieux, elle repoussa le jeune garçon avec dégoût et se pencha sur la jeune fille, la forçant à se relever pour qu’elle puisse l’examiner. « Princesse Anaya ! Oh princesse vous n’avez rien ? Mais qu’est-ce qui vous a pris de disparaître ainsi ?! J’étais folle d’inquiétude ! Déjà que nous sommes en retard avec votre lubie d’aller voir cette saleté de théâtre mécanique ! Si en plus il vous était arrivé quelque chose ! Oh mais regardez-vous, votre robe est toute poussiéreuse ! »

 Entendant les mots de l’intruse, le jeune homme ne put s’empêcher d’intervenir. « Saleté vous-même ! Vieux cul de casserole !» Avant de se rendre compte qu’elle avait appelé cette étrange enfant, Princesse. Il écarquilla les yeux vers elle, cherchant confirmation mais ce fut sa servante, en lui administrant une gifle magistrale qui le convainquit.

 « Ne parle pas ainsi en présence de son altesse et avise toi de la dévisager encore ainsi et je te ferais crever les yeux ! Sale petite crasse ! » La servante avait à nouveau levé la main, plus menaçante que jamais.

 « Peldan ! Il suffit ! Présentez-lui vos excuses, il n’a rien fait de mal. » Elle s’était adressé à sa servante d’une voix ferme, pleine d’une colère contenue. « Si vous vous mettez à gifler tous ceux qui osent me regarder, vous n’avez pas fini d’avoir mal aux mains ! Nous partons ! » Elle avait tourné les talons et s’était éloignée, la tête haute. Peldan la suivit, empressée et se confondant en excuses et en recommandations, mais la princesse l’ignorait superbement. Au lieu de cela, elle fit volte-face et fit un grand signe de la main au jeune homme. « Tu ne m’as pas dit ton nom ! »

 A nouveau sa question le surprit et il balbutia « A … Amaury Nikodem »

 «Et bien, cher Amaury, j’espère qu’un jour tu réussira à créer une ballerine ! » lui avait-elle crié, d’un air enjoué avant de reprendre sa route sous l’œil courroucé de Peldan.

***

 Anaya soupira et essaya de chasser ces souvenirs de sa mémoire, mais elle ne pouvait effacer le sourire qu’ils avaient fait naître sur son visage. « Il t’aura fallu dix ans pour la créer, mon cher ami… »
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Amaury vs Silmar

Petit comparatif rapide de mes deux têtes. Amaury est basé sur un moule de Silmar que j’ai fortement modifié pour passer sur des corps 65 / 68

Les mains dans l’argile, à nouveau

Depuis que j’ai abouti mon projet, SsiLo, je n’ai pas vraiment eu le temps ni la motivation de reprendre la sculpture. Peut être aussi parce que je n’avais “personne” à sculpter. Les SsiLo sont les personnages de Gariath et je ne pourrais pas sculpter au hasard. Mais avec l’Automate, enfin terminée ( ou presque), j’ai redécouvert un pan de l’histoire de mon monde et j’ai envie d’aller l’explorer de plus près. Une amie m’a suggérer de créer ces deux automates qui ont une place importante dans l’histoire, passée et présente. Je me suis quelque peu torturé les méninges, n’ayant pas forcement le courage de sculpter une BJD entière, ni le budget pour acheter un corps qui ne conviendrait pas forcement aux besoins que j’en ai. Et puis … J’ai levé la tête, au dessus de ma bibliothèque, un vieux projet délaissé depuis des années, Ningyo, dont le corps était vraiment avancé mais qui manquait de finesse.

J’ai donc repris ce corps et vais retravailler une tête d’Eiyas pour créer Anaya dans sa version Automate. Pour Amaury, il faudra que je vois, car ma seule tête disponible à la modification est la tête de Silmar, mais elle est un peu grosse et demande un grand corps. Mais chaque chose en son temps.

J’ai redonné quelques courbes plus harmonieuses à l’ancien corps de Ningyo, mais il va falloir encore beaucoup de travail. Le corps ayant fissuré aux genoux et ses articulation n’étant pas très bien faires, je me demande encore comment elle arrive à tenir debout mais elle tient.

Elle mesure environ 60cm mais c’est une bjd toute en jambe.

L’Automate – Projet completé à 90%

Ca y est, mon automate est fixé, son apparence finale choisie, reste quelques détails à finir, principalement le masque, comme tout le coté couture est terminé ( mis à part un petit sac assorti, mais ça n’est pas prioritaire ).

Il me reste aussi à souder la boite à musique au dos, mais je suis contente. Cet automate a pris une immense importance pour moi au fil des semaines, me permettant de découvrir un nouveau pan de l’histoire de Gariath, une période assez trouble de ce monde, celle de la Dynastie Parezel que j’évoque régulièrement.

Sans trop pouvoir en dire car je n’ai pas encore écrit ces chapitres, cet automate a une longue et triste histoire. Il est le fruit du travail d’Amaury Nikodem, inventeur de génie, à l’effigie de l’amour de sa vie, Anaya, qui deviendra la dernière reine des Parezel.

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