La Dame de Cuivre

Nouveau projet, débuté plus tôt que prévu en raison d’une deadline très très courte. En effet, cette année, pour des raisons de logistique, l’exposition de BJDs à l’Animasia de Pessac n’aura pas lieu. M’y étant pris trop tard pour déposer mon dossier exposant, il ne restait que des places en extérieur sous une tente, ce qui n’est pas possible pour exposer de telles poupées.  Un mal pour un bien car cela me libère le weekend end du 28 et 29 septembre pour aller à l’EuroSteam Con à Paris…. Mais ce qui veut aussi dire que j’ai à peine un mois pour me coudre une robe spécialement pour ce weekend end.

Voilà donc ma Dame de Cuivre, un projet pourtant sur le second livre du cycle Parezel ( Je reproduis la garde robe de Maebel … ). Une robe entièrement réalisée en taffetas cuivre et bordeaux qui sera brodée sur certaines pièces au ruban et fil d’or.

J’ai fini la base du corsage et la tunique qui surmonte la jupe à tournure. Le taffetas est très léger et donne un coté assez riche et froufrouteux à l’ensemble mais niveau discrétion, on repassera. Le bruissement du tissu est pire que les grelots que j’ai l’habitude d’accrocher à mes sacs.

Je suis assez contente de pouvoir réaliser cette tenue car je vais enfin pouvoir porter ce ravissant plastron datant de 1900 que j’ai trouvé il y a peu.

Et ça brode et ça brode …

La Lijhline – Chapitre V

Chapitre V

 

Steinn était resté encore un bon moment devant chez elle, à hurler après ses hommes, mais il n’était pas retourné à l’intérieur. Le calme était enfin revenu, pourtant Amaury se sentait toujours anxieux et jetait de fréquents coups d’œil en direction de la porte, s’attendant à tout instant à voir ce colosse la défoncer pour venir les tuer. On lui avait dit que le quartier des Eaux Noires était l’un des rares où les traqueurs de la Korma n’iraient pas le chercher, mais on avait omis de lui dire que sa vie n’y tiendrait qu’à un fil. Devinant son angoisse, Maebel le rassura à sa façon. « Tant que tu restes avec moi ils ne te tueront pas. Tu m’appartiens et ils ont appris à ne plus toucher à mes affaires. »

« Je vous appartiens ?! » Il ne comprenait pas ce qu’elle voulait dire par là. Tous les événements récents se mélangeaient dans sa tête et il ne savait toujours rien d’elle à part son nom. « Qui … » Il allait ouvrir la bouche pour l’interroger sur ces hommes quand elle y coupa court.

« Tu sais cuisiner ? » Elle s’était installée à son bureau et griffonnait quelques mots dans ses registres. Sans lever la tête elle indiqua la porte de la chambre. « Puisque tu es debout, rends-toi utile. Va dans la cuisine et prépare nous quelque chose. Il y a des œufs et du pain sous l’escalier.»

Il avait fui, perdu tout ce à quoi il tenait, avait échoué dans cet endroit étrange où la vie des gens ne tenait qu’à une parole donnée, avait été attaqué, on lui avait volé toutes ses affaires, il avait manqué de mourir étranglé par un géant furieux et elle lui demandait de préparer le déjeuner ? Il se balança d’un pied sur l’autre, perplexe. Lui qui pensait s’être endurci durant sa cavale, qui avait dû traîner dans des quartiers de plus en plus sombres, qui s’était retrouvé mêlé à quelques bagarres et petit boulots louches, il était comme un enfant ici et avait tout à apprendre de la vie si il voulait survivre. Elle ne l’avait pas attaché, il pouvait toujours s’enfuir, mais la rapidité avec laquelle elle avait répondu à l’attaque et sa dextérité à manier cet énorme crochet qui lui servait de main ne lui laissait présager rien de bon si il tentait de lui fausser compagnie. Une partie de lui voulait fuir, mais une autre était de plus en plus intrigué par cette femme au caractère implacable. Il voulait en apprendre plus sur elle, sur ce qui l’avait amenée à venir se perdre dans cet endroit de fous. Son maître lui avait dit de ne revenir que dans un an et il lui restait encore plusieurs mois avant de pouvoir rentrer chez lui. Il n’avait nulle part où aller. Dans un soupir, il lui obéit et se rendit à la cuisine, dont la porte donnait directement dans la chambre.

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Amaury et Anaya

J’étais en train de fouiner dans les tréfonds de mon ordinateur quand je suis tombée sur de très anciens dessins de mes “muses”,  personnages dejantés qui avait pour but de m’inspirer … C’était en 2003, je les avais oubliés mais il faut croire que leur pouvoir reste encore efficace, car ce soir j’ai repris mon crayon, pour la premiere fois depuis plus d’un an

Amaury et Anaya – Tendres moments

Ca fait du bien de me dire que je sais encore dessiner. Je crains que le croquis ne reste inachevé cependant.

Mises à jour

Deux mises à jours sur le chapitre III de La Lijhline et le Chapitre I de la Dynastie Parezel

De Cendres et de Sang

Me voilà repartie sur un nouveau projet. Depuis l’Automate, je me suis rendue compte que ma couture m’offrait la possibilité unique de concrétiser tout les costumes que porte ma Lijhline. Pas qu’elle ai une garde robe très fournie, mais chacune de ses tenues a un sens et est lié à son histoire. Coudre me permet de réfléchir à ce que je vais écrire, écrire me permet de réfléchir à ce que je vais coudre…

Un cercle vicieux mais très créatif, même si cela me fait mettre de coté pas mal de choses, dont les BJDs. Bien que je les adore et que je ne veuille pas m’en séparer, je me suis lassée de la communauté BJDs, après tout les soucis qu’il y a pu avoir ces derniers temps entre le recast et les incitations non masquées à contourner la loi pour satisfaire ses caprices, je crois que le hobby est en train de mourir, je n’y retrouve plus cette créativité et la volonté de faire du beau, à sortir de l’ordinaire et pousser toujours plus loin les possibilités qu’offrent ces magnifiques poupées. Certain comportements m’ont tout simplement écœurés.  Je préfère m’en détacher, rester en arrière . J’ai mis beaucoup de moi dans cette passion et je la continuerais quoiqu’il arrive, mais mon chemin s’éloigne de celui de la communauté. D’ailleurs je n’y suis plus rien si ça n’est le bureau des renseignements et je pense qu’avec encore un peu de temps on oubliera tout ce que j’ai fait durant ces 7 dernières années. J’apprécie cependant grandement mon statut de petite main qui m’a permis d’aider beaucoup de monde sur le forum, et j’ai encore la volonté de créer mes propres BJDs, mais je n’arrive plus à suivre le rythme. Le monde change, les mentalités se font de plus en plus égoïstes, auto centrées et je n’y arrive plus. Je n’aime pas le changement, je n’aime pas voir ce qui a mis tant de temps à s’élever retomber ainsi, aussi bas, pas la faute de quelques caprices qui détruisent le hobby à petit feu.

J’espère que la flamme de la passion me reprendra bientôt mais j’ai besoin de souffler. alors je couds, je couds enfin pour moi, enfin j’arrive à sortir de mon esprit tout cet univers qui me hante depuis tout ce temps.

Voilà donc mon nouveau projet, “De Cendres et de Sang”, une veste d’officier des Gardes Rouges de la Korma, volée à son ancien propriétaire par la Lijhiline et adaptée.  Le patron est issu d’un modèle de robe de 1896 et d’un patron de Vogue que j’ai adapté, retirant le plastron avant, mais conservant l’empiècement en V du col.

J’avais trouvé des rideaux de velours à castorama et je dois dire que je suis contente de mon choix, le tissu est souple mais assez lourd pour avoir un joli tombé, il n’est pas extensible, ce qui évitera les problèmes de couture. Par contre il peluche un peu à la coupe mais une fois cousu et surjeté il sera solide.

J’avais envie d’un de ces long manteau aux pans flottants, qui s’ouvrent comme des ailes soulevées par le vent. Encore un projet qui consomme beaucoup de tissus, mais qu’importe.

Dans l’idéal, j’aimerais pouvoir peindre une carte de l’Ancien Gariath dans la doublure, j’y ai largement la place mais je n’ai jamais réussi à concrètement poser sur papier les différentes parties de ce monde, je les visualise quelque peu mais dès que je dois les dessiner, je ne sais plus où je vais.

 

La Lijhline – Chapitre IV

Chapitre IV

De violents coups furent frappés à la porte, coupant court aux réflexions d’Amaury. Sans se départir de son calme, la jeune femme se leva et passa une robe de chambre posée sur le dossier d’un des fauteuils. Elle se tourna vers Amaury et hocha simplement la tête dans sa direction. « Reste là et ne fais pas de bruit. Je t’appellerai si j’ai besoin de toi. » Les coups redoublèrent, de plus en plus pressants mais elle ne se dépêcha pas pour autant. Elle poussa la porte de la chambre, laissant apparaître une seconde pièce. De lourdes tentures noires masquaient les fenêtres, plongeant l’endroit dans la pénombre, mais elle avait l’air plus grande encore que la chambre où il se trouvait. De part et d’autre étaient disposés des lits et de nombreuses étagères remplies de bocaux et d’instruments divers, dont le métal impeccablement astiqué brillait sous la lumière de la veilleuse qui brûlait sur un bureau de bois sombre placé juste à côté de la porte. En refermant derrière elle, elle lui adressa un nouveau sourire, respectant sa part du marché. « Mon nom est Maebel… mais ici tout le monde me surnomme La Lijhline. »

À la porte d’entrée les coups montaient en intensité, ainsi que les cris. Elle déverrouilla le battant, le crochet en avant, au cas où, mais elle savait bien que personne ici n’oserait l’attaquer, sa maison avait été déclarée zone neutre par les Pères, les chefs des trois grandes familles truandes, qui se partageaient le contrôle du quartier des Eaux Noires. Ils avaient trop besoin d’elle, seul médecin à la ronde qui ne soit pas un charlatan ou un obscur élève chirurgien en manque de cadavres pour s’entraîner. Elle augmenta la lueur de la veilleuse, illuminant la pièce et ouvrit grand la porte, laissant entrer deux hommes qui en soutenaient un troisième. Tous trois étaient souillés de sang, mais un seul paraissait sérieusement blessé. D’un geste, elle tira un grand drap sur un des lits et leur ordonna de l’y allonger. Ils étaient jeunes, à peine sortis de l’enfance mais ils connaissaient la rue et ses dangers depuis bien longtemps.

« C’est les gardes de la milice ! Ils nous sont tombés dessus alors qu’on était à la limite du quartier. Tout s’était bien passé jusque-là et on était en train de rentrer. Y’en a deux qui nous ont coursé jusqu’au Quai de la Lampe, on a cru pouvoir les y semer, ils vont jamais plus loin que le pont. On était presque arrivés au bout du quai quand ils ont sorti leurs armes et ont tiré. Il y en a un qui a eu Parn et… » Le plus âgé des deux parlait d’une voix hachée, à bout de souffle.

Elle leva simplement la main pour le faire taire. Elle ne voulait pas entendre ses explications, ne pas être complice de ses secrets. Elle les soignait et les renvoyait chez eux. C’était la règle qu’elle avait imposée au fil du temps. L’autre était comme tétanisé, regardant avec horreur les bocaux emplis de restes de corps humains qui trônaient sur la grande cheminée au fond de la pièce, à côté d’une petite pendule de porcelaine ancienne dont les aiguilles étaient arrêtées.

Tant de rumeurs circulaient sur elle, sur la Lijhline, figure mythique de l’ancien culte dont le sifflement pareil à celui des oiseaux de Bahn, dévoreurs de carcasses, annonçait la venue. Divinité des morts, cherchant sans cesse une nouvelle âme à emporter, d’après les légendes, elle pouvait d’un regard ôter la vie des pauvres hères qui croisaient son chemin. Bien qu’elle n’ait de Lijhline que le surnom, tout comme cette ancienne divinité, Maebel était respectée de tous, mais par-dessus tout, crainte.

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Steamtour de Bordeaux – édition 2013

Parce qu’une photo vaut parfois mieux qu’un long discours

Des gens adorables, une ambiance bon enfant, de la diversité dans le programme, de la marche à pied ( pour éliminer avant le resto ), du beau temps… Bref, un événement magique !

Et le détail de mes deux costumes :

Celle là reflète parfaitement mon état vers la fin

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