Etude de l’interieur d’une polonaise de 1880

Suite à une conversation avec une amie couturière, je me suis aperçue que peu avait été dis sur la façon dont les vêtements ancien étaient construits et surtout les doublures, que l’on pourrait penser très compliquer à réaliser et accorder au corps du corsage. Il n’en est pourtant rien et je dois dire que j’apprécie la logique et l’économie de ces dames quand il s’agissait de réaliser un vêtement.

J’utilise d’ailleurs la même méthode pour réaliser mes reproductions de robes, bien que ma doublure soit plus longue pour des raisons de solidité.

Petite étude succincte de la façon dont étaient doublés les vêtements de la fin du 19ème siècle. La photo est celle de l’interieur de ma polonaise en velours de 1880.

Si vous regardez bien l’intérieur de ce vêtement, vous noterez que la doublure y est directement cousue, en même temps que le velours. C’est ainsi que la plupart des vêtements anciens étaient cousus.

Notez que la doublure ne va pas jusqu’en bas. Elle était généralement arrêtée à 12 centimètre au dessous de la taille.

Le drapé de la tournure quant à lui n’était pas doublé ( sauf certains drapés qui demandaient de voir les deux cotés du tissu) et simplement ourlé d’un biais de coton ou d’un cordon de laine bouillie.

Les coutures des deux tissus étaient ouvertes puis ourlées.

Une fois ceci fait, on pouvait poser les baleines qui donneraient un maintien supplémentairement au vêtement. Ces dernières étaient cousues dans des casiers posées directement sur les coutures internes.

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