Journal d’une couturière (1)

Dimanche, 21h
La couturière est un animal d’ordinaire diurne qui ressent les premier signes de fatiguès dès la nuit tombée. elle doit aussi se coucher tôt pour remplir son autre foncrion, celle qui lui rapporte une paie à la fin de chaque mois. elle sait qu’elle deva se lever à 4h du matin. Pourtant, le sommeil d’ordinaire si prompt à se ruer sur elle ne vient pas. son cerveau tourne en boucle.

22h

Le sommeil est toujours absent. Le cerveau de la couturière est en pleine ébullitions. elle tente de se raisonner, mais des milliers d’idées fusent.

23h

L’Idée, cette idée qui éclaire tout dans cette boite craniène qui tente de se mettre en veille tire la couturière de son lit douillet. Le sommeil commençait pourtant à s’inviter, mais un mot revient sans cesse dans son esprit. “Du tartan. Il me faut du tartan.” A tâtons, les yeux dans le vague, elle chercher son carnet. Il est à l’autre bout de la pièce et le sol est bien froid. Bravant l’air glacial, la couturière s’avance en slalomant entre les vêtements et les objets divers jetés à terre. Elle écrase de son pied un œillet de métal qui lui dont pousser un juron à demi étouffé par un bâillement. Elle attrape prestement le carnet, un stylo d’une couleur indefinissable et commence à tracer fébrilement sur le papier les formes d’une tenue qui l’obsède depuis plusieurs heures. Puis, ravie, elle retombe avec délice dans les bras de Morphée.

Lundi, 4h

Le réveil est difficile. tiens, c’était dont un stylo vert se dit-elle en consultant les croquis que la couturière a réalisé dans le noir quelques heures plus tôt. Objectif du jour, acheter du tartan.

15h

La couturière entre dans son magasin de tissu preferé. Tout les vendeurs saluent la couturière. Depuis le temps qu’il la voient rôder dans les parages, ils ont réussi à l’apprivoiser. Mais la couturière n’a pas le temps au bavardages, elle erre dans les rayons à la recherche du graal. du tartan rouge … ou beige.

15h30

Point de tartan, cette année la couturière s’est fait devancée par un club de cornemusiste qui ont acheté la totalité du stock. La couturière est frustrée. elle ne peut attendre le réapprovisionnement. elle hésite, puis se décide. Elle ira là où le tissu est plus cher et mal rangé, sans garanti de trouver son précieux.

17h

La couturière arrive en terrain inconnu. Les rouleaux sont entassés dans une logique qui lui échappe. Des taffetas avec du voile et du liberty jouxtent de la toile de jouy et du jacquard. Étrange idée que de classer par couleur. La couturière s’avance, le cœur battant dans les rayons, touchant du bout des doigts tous les rouleaux qui sont à sa portée. Tartan. Ce mot résonne dans sa tête. Mais où est-t-il ?

17h20

Enfin, au milieu d’un rayonnage, elle aperçoit les fameux motifs. Il y a de toute, ou presque. Beige, rouge, elle hésite. Les deux ! Et puis elle regarde les prix. Il est vrai que cette enseigne est nettement plus chere. alors rouge ce sera. La couturière rentre chez elle les bras chargés de son précieux colis.

Mardi, 4h

Toute la nuit la couturière a rêvé de ses patrons, la coupe, les détails, elle sait ce qu’elle veux. Ce sera une jupe trotteuse de 1904 avec ajout de deux pièces de plissé au bas et boutons dorés. Et un veston assorti.

Malheur, le fer à repasser a chût. Anxieuse la couturière espère qu’il fonctionnera toujours.

5h

Deja arrivée, la paperasse expédiée, la couturière patronne avec fébrilité. Peu à peu la jupe prends forme. Le fer à repasser est opérationnel malgré le plastique cassé.

9h

La jupe est presque finie, il ne reste qu’à poser doublure et fermeture puis l’agrémenter de boutons. La couturière s’offre une pause et va pour patronner son veston.

9h10

La couturière se dit que son bordelisme va finir par devenir handicapant. L’enveloppe “corsage 1888 à la mesure” ne contient pas le dit corsage et elle n’a aucun autre patron sous la main.

13h,

La couturière de retour dans sa tanière entreprends de créer tout les plis, 8m de tissu à plisser.

18h

La couturière en a marre et va prendre sa douche, elle finira demain.

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