Phoenix Crown (2)

Je réussi à avancer, petit à petit, il me reste encore plusieurs mois, mais le temps passe tellement vite et l’inspiration file très souvent au loin. La découpe du laiton est assez longue et je suis très limité dans mes possibilités de formes. Manque de matériel. Je rêve de pouvoir faire de la découpe laser.


Mais ça prends quand même une bonne direction.
J’ai encore beaucoup d’hésitation, j’aimerais y rajouter beaucoup d’éléments relatifs au steam, comme des engrenages et des cables, mais j’hésite, ayant peur que ça fasse trop cliché.

Visiter le Japon – Petit résumé de ma propre expérience

Plusieurs de mes amis m’ont demandé dernièrement des informations sur le Japon, où aller, quoi visiter, où manger, etc … Je n’ai pas la science infuse sur cette question, mais ayant eu la chance d’y aller déjà cinq fois, voici quelques conseils et adresses

Avant le départ, je fais en sorte de mettre à jour mon “kit de survie” se compose d’un carnet de plans, un carnet de phrases type, un mini dictionnaire, une boussole, du papier et des stylos, ma suica, une montre et j’entraine mon regard de touriste totalement désespérée accompagné de la phrase “zenzen wakarimasen, fransujin desu.” (je ne comprends rien, je suis française).

  • Carnet de plans : Je voyage au Japon comme dans les années 80, je n’ai pas de téléphone, pas de GPS et un accès à internet très limité. Cela peut sembler un handicap mais c’est aussi un soulagement de se couper entièrement du monde et profiter du voyage sans être rivé à son téléphone. Du coup, je prépare toujours à l’avance un petit carnet spécial que je rempli de plans et d’adresses. Il est classé par quartier, avec mode d’accès ( JR, métro ou bus. ). Cela me permet de réfléchir le soir aux endroits que je veux visiter. Le format est le plus petit possible afin de ne pas prendre trop de place dans le sac. Pour les plans, j’utilise ceux de Japan Guide. Toutes les boutiques au Japon ont leurs propre site internet et les plans pour s’y rendre. Les guides touristiques qu’on vous vends en librairie peuvent être intéressants pour certains mais j’avoue que je ne les apprécie pas trop car ils ciblent un certain public.
  • Carnet de phrases type: Comme le carnet de plans, il peut être utile de noter des mots importants en japonais et leurs idéogrammes. Je ne parle pas japonais malgré tout ce qu’on pourrait penser ( par contre je fais très bien semblant de le comprendre 😉 ) ce qui limite la communication. Mais l’utilisation de certains mots peuvent être salvateur. Il vous évite aussi de devoir sortir votre dictionnaire à tout bout de champs. Voilà une liste des thèmes à répertorier : les couleurs, les directions, les types de viande et de légume,  et les phrases à savoir dire : Les classiques  Bonjour, merci, oui, non, s’il vous plait ( et surtout pas sayonara … ) “Je ne parle pas japonais”, “Je suis française”, “je ne comprends rien”, “je suis perdue”, “où est la station de JR ?”. Ajoutez aussi un alphabet des hiragana et des katakana qui vous permettra de vous retrouver dans le classement des Book-Off
  • Mini Dictionnaire : Vous avez le choix entre les mini guides de conversation qui proposent des phrases utiles et des lexiques ou un vrai mini dictionnaire. Le miens est un Tuttle – Mini Japanese Dictionnary, qui fait moins de 10cm de haut.
  • Boussole: Je suis aussi douée en orientation qu’un raton laveur avec une machine à écrire et j’ai une fâcheuse tendance à partir à l’opposé de l’endroit où je dois aller. A toutes les stations de JR, mais aussi dans la rue, à certains endroit clé, vous trouverez des plans de quartier en hiragana et en romanji avec toujours la petite indication de où vous vous situez sur le plan et les points cardinaux. La boussole évite de repartir dans la mauvaise direction. elle n’est pas obligatoire mais utile ( quand je vous disais que je voyageais comme dans les années 80 … mais je n’ai pas précisé le siècle )
  • Papier et stylo: quand il n’y a vraiment aucun plans alentour, que la gentille petite vieille qui veut vous aider ne parle pas un mot d’anglais, jouer aux pictionnary avec elle peut vous éviter de parcourir 3km dans la mauvaise direction.
  • Une carte Suica: Il s’agit d’une carte rechargeable permettant de prendre les lignes de JR et lignes privées dans l’est du Japon. Elle coute 2000 yens, dont 500yens de caution. Vous la rechargez comme bon vous semble sans vous soucier d’avoir à acheter des tickets à tout bout de champ.

Bon à savoir, et quelques conseils :

  • Ne pas se moucher en public, c’est un peu ignoble, de devoir renifler toutes les trois secondes et de résister à l’envie de se moucher, mais c’est très mal vu, surtout dans les transports en communs. D’où le port du masque qui permet d’avoir la goutte au nez sans que ça ne se remarque. Dans la série, ça ne se fait pas dans le train : téléphoner, manger, se remaquiller.
  • Tant qu’à parler de maquillage, celle là est pour vous les filles, les toilettes publiques sont presque toutes équipées de grands miroirs et même parfois d’une petite pièce séparée spéciale pour se pomponner. On y prends vite goût.
  • Il n’y a pas de poubelles dans les rues, les seules poubelles se trouvent dans les toilettes publiques ou devant les combini. Faites attention aux affichettes devant ces poubelles, il vous faut trier vos déchets.
  • Ne dites pas “sayonnara” à un vendeur quand vous quittez la boutique. C’est assez maladroit. Un “Arigato gozaimasu” ( merci beaucoup) suffit, bien qu’il ne soit pas obligé. Si vous vous sentez gêné de ne rien dire, un grand sourire marche excessivement bien.  Les clients japonais ne remercient ni ne saluent leurs vendeurs, mais les vendeurs se doivent de saluer et accueillir le clients, chaque clients. Ce qui donne des scènes surréalistes de vendeurs qui passent leur temps à souhaiter la bienvenue, avec en écho leur collègues au fond du magasin qui reprennent la même phrase tous en cœur. Il arrive parfois même que le vendeur vous raccompagne à l’entrée du magasin tout en portant vos achats, la première fois c’est un peu surprenant, mais c’est normal.
  • Les japonais payent presque exclusivement par espèces et certaines enseignes n’acceptent pas les cartes bancaires, faites attention à toujours avoir de l’argent liquide sur vous. Le pays étant relativement sur, cela ne pose pas de problèmes de se promener avec beaucoup d’argent sur soit, bien qu’il faille évidemment rester un minimum prudent.
  • Dans les grands magasins, les food court sont généralement en sous sol. Là bas vous trouverez un grand choix de petits restaurants à des prix raisonnables. Les menus, si on ne vous les propose pas en anglais sont tous accompagnés d’images et il vous suffit de pointer du doigt ce que vous voulez manger (d’où l’importance de la liste de mots sur les aliments su vous êtes allergiques ou si vous ne mangez pas de viande.)
  • Les vélos roulent sur les trottoirs au Japon, ayez l’oreille aiguisée et écartez vous dès que vous entendez une sonnette.
  • La plupart des temples et des parcs sont payants, l’argent permet de les entretenir. Les droits d’entrée sont entre 200 et 700 yens et les guichetiers vous remettent à l’entrée un petit guide explicatif de l’endroit que vous visitez.
  • Dans les parcs et les temples, les toilettes sont principalement à la japonaise, c’est à dire un trou où on doit s’accroupir, certains endroit ont même une signalétique pour informer les étrangers comment on doit se positionner, en face de la chasse d’eau.
  • Si vous avez soif, vous trouverez tout les 10m des distributeurs de boisson qui vous servent une variété impressionnante de breuvages divers, chauds ou froids. C’est un peu la roulette russe du gout.
  • Les collections changent très souvent dans les magasins, presque toutes les deux semaines. Donc si vous trouvez quelque chose qui vous plait, achetez le de suite et ne vous dites pas “je pourrais peut être le trouver moins cher ailleurs.” Il existe un pacte de non concurrence entre les magasin, et hormis durant certaines périodes de solde, tout les prix sont équivalents.
  • Vous rêvez de manger les même crêpes que l’ont voit dans les manga ? Méfiez vous de la chantilly, elle est beaucoup plus costaud que la chantilly française ( mais bon sang qu’est ce que c’est bon une crêpe fraises chantilly ! )
  • Si vous ne savez pas où manger et que vous voulez un bon repas à un prix abordable, il existe une chaine de restaurants, les Ootoya. Le repas est copieux et très bon.
  • Pour les hôtel, si vous voyagez à travers le Japon, vous pouvez choisir une chaine et vous faire faire une carte de fidélité, ce qui vous donne droit à des réductions dans tout ses établissements. Les Toyoko Inn sont assez bien, et proposent des coupons de réduction et un système “eco plan” qui consiste à ne pas changer vos serviettes et draps tout les jours mais tout les 2 jours, vous faisant économiser 300 yens par nuit.
  • Si vous dormez à l’hôtel, faites en sorte de réserver une chambre non fumeur. Les chambres fumeurs dégagent souvent des odeurs infernales.
  • Les Book-off sont immenses mais tous configurés sur le même principe, si vous arrivez à vous y retrouver dans un, vous devriez pouvoir vous en sortir dans tous. Mais c’est là que l’alphabet des hiragana vous sera le plus utile.
  • Le soleil se couche très tôt au Japon, suivant les saisons ça peut surprendre
  • Et très important pour les filles, si vous aimez les jupes courtes, les froufrous, les talons compensés, les bonnets en moumoute, les accessoires mignons, les grandes chaussettes, alors profitez de votre séjour pour vous habiller comme vous le voulez, sans avoir à vous demander si la longueur de votre jupe convient ou si le petit nœud en dentelle que vous avez dans les cheveux ne vas pas vous attirer des regards mauvais. Lâchez vous sur la tenue et profitez. Au pire on vous regardera un peu étonné, au mieux on vous complimentera mais surtout on vous fichera une paix royale. MAIS, ne portez pas de débardeurs ou alors avec un petit boléro en dentelle par dessus. C’est assez paradoxale, mais il importe peu que la jupe soit courte voir très très courte, par contre les épaules doivent être couvertes.

Et le meilleur conseil que je puisse donner : Perdez vous. Ne cherchez pas à suivre un plan touristique, promenez vous, allez vous perdre dans les petites rues, les micro parcs, les zones inconnues, escaladez des escaliers qui semblent ne mener nul part, éloignez vous des grands axes routiers et partez à l’aventure dans la ville ( d’où l’utilité de la boussole quand vous vous êtes bien perdus )

Les endroits peu connus qui méritent d’être vus ( mes coups de cœurs ):

A Tokyo, il y a le quartier de Nippori et Yanaka, juste après Ueno, Yanaka le grand cimetière de Taokyo est rempli de petits temples cachées un peu partout, très joli à visiter pour les cerisiers. Nippori, c’est la Fabric Town, une immense rue de 2km remplie de magasins de tissu, de cuir, de vieux kimono. Si vous aimez coudre, c’est un incontournable.

Kijichoji, c’est aussi à Tokyo, un joli petit quartier avec un très grand parc entourant un lac, il se trouve à 1kjm de Mitaka, là où se trouve le musée du studio Ghibli. en parlant de ce musée, il est très mignon, même si il est assez petit et il est interdit de faire des photos en intérieur. Ce qui est dommage.

Sur Yokohama, j’aime aller sur la Colline aux étrangers pour voir le jardin de roses, c’est là que se situe l’action de la Colline aux Coquelicots ( je vous ai dit que j’aimais beaucoup les films de Ghibli ? )Vous pouvez y visiter les maisons des étrangers et avoir une vue magnifique sur le port. Il y a aussi le jardin du Sankeien, un parc où je vais tout les ans et dont je ne me lasse pas. Vous y trouverez des maisons et des temples importés de Kyoto.

Les saisons:

Personnellement je suis une amoureuse de l’automne, mais toutes les saisons ont leur beauté. si vous allez au japon pour voir les cerisiers ou les feuilles d’érable, renseignez vous sur les floraisons, elles sont souvent très éphémères et cela serait dommage de les rater.

J’aurais certainement des choses à rajouter plus tard, mais voilà déjà quelques pistes à suivre.

Et quelques photos de mes différents voyages :

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Ouvrages anciens traitant de couture et travaux d’aiguille.

Je possède un nombre grandissant de livres anciens expliquant les méthodes de coupe et d’assemblage. Certains sont intéressants, d’autres moins, mais ils sont tous très instructifs sur la façon dont était enseigné la couture à la fin du 19ème siècle. Le soucis majeur de ces livres, quand on les trouve par hasard sur le net est de savoir si cela vaut la peine de les acheter ou non. Voici donc la liste des ouvrages que j’ai réuni dans ma bibliothèque, accompagné d’un petit descriptif de chacun.

  • Traité de la coupe et de l’assemblage  des vêtements de femmes et d’enfants – Mme A. Giroux 1900

Il s’agit d’un manuel scolaire utilisé par les professeurs pour enseigner aux jeunes filles les travaux d’aiguille du primaire  jusqu’au secondaire. Il permet une première approche du travail manuel, comme savoir comment manier l’aiguille pour éviter fatigue et perte de temps, en passant par le crochet et tricot,  l’apprentissage de tout les points utiles et quelques patrons simples de layette et lingerie. chose rare, il y a aussi un chapitre sur l’utilisation des machines à coudre ( la Moderne pour être précise ).

  •  Coupe et assemblage par le moulage – Mme Berger 1907

Ce livre est très intéressant pour les personnes pratiquant le moulage. Il est illustré tout du long d’une série de photos et de textes simples et clairs pour façonner des vêtements de femme et d’enfant, à même la personne. Plus de 140 photos illustrant toutes les étapes du moulage, allant du corsage simple à la robe princesse.

  • Encyclopédie des ouvrages de dame – Dillmont

Un classique, facile à trouver qui enseigne la base des travaux d’aiguille comme le crochet, dentelle, broderie, macramé etc …

  •  Méthode de coupe et d’assemblage pour robes de femmes et vêtements d’enfants– Mme Schefer – 1887

C’est aussi un manuel d’instruction mais plus centré sur le patronnage. Il enseigne les méthodes de coupe et d’assemblage de vêtements féminins simples comme les jupon ou les chemises. Disponible sur Gallica au format PDF

  • Nouvelle méthode de coupe et manière de faire ses robes soi-même – Alice Guerre – 1896

Un livre entièrement dédié au patronage, ce livre est très riche,  il traite de la garde robe quasi totale d’une femme, allant de la jupe à traine à la polonaise. Beaucoup d’illustrations et d’explications. Disponible sur  Gallica. au format PDF

  • Méthode de coupe du tailleur de paris ou l’art d’apprendre à faire ses costumes – Ladeveze – 19ème ( ouvrage consacré à l’habillement masculin), je possède un exemplaire papier et il est très complet en ce qui concerne le patronnage pour homme, proposant divers patrons de pantalons, redingotes et variations, habits et gilets. La méthode de patronnage est claire et facile à suivre pour peu que l’on possède quelques notions de couture et de géométrie
  •  Leçons de couture – Emmeline Raymond – 1880

Un ouvrage explicatif sur les divers travaux d’aiguille mais aussi quelques schéma pour la passementerie. Un tiers du livre est consacré au tricot.

 Disponible en format PDF sur internet  ( Tapez “Methode de coupe” sur Gallica, il y en a un tas ):

  •  Metodo di corte y confeccion – Ruiz – 1888 ( équivalent espagnol du livre de Mme Guerre, bien que la méthode de tracé et les modèles soit differents )
  • Méthode de coupe à l’usage des couturières tailleurs et apprentis des deux professions – Lavigne – 19ème (extrait seulement )

Parfois je couds des choses simples …

J’adore cette forme de pantalon, mais comme il est impossible de la trouver dans le commerce à un prix decent et que je m’ennuie un peu en ce moment malgré tout mes projets en cours, j’ai décidé de rajouter deux nouvelles teintes à ma collection. Après le noir qui m’a servi pour la Lijhline et la salopette marron de ma mécanicienne, en voilà un autre, beige à grand pont (enfin petit pont vu tout ce que j’ai du réduire pour éviter que la ceinture ne baille ).

J’ai encore une robe à finir pour completer ma garde robe de tout les jours et je repars dans mes folies textiles.

Les Soldats de Fer – Chapitre V

( Juste histoire de titiller un peu votre curiosité …. Un extrait du tome 3 du Cycle Parezel)

Chapitre V 

Le Grand Lac de Xisha s’étendait sous ses pieds. Il ne restait plus qu’à parcourir que quelques lieues et bientôt elle serait au camp de Zanchu. Qiulin senti monter en elle l’impatience et l’excitation. Elle avait réussi. Elle allait retrouver son frère et ils seraient en sécurité derrière les hautes palissades de la caserne. Tout ce qu’elle avait vécu jusqu’à lors ne serait plus qu’un mauvais souvenir. Elle arrêta sa monture sur un petit promontoire qui surplombait le lac, admirant le paysage. Le ciel d’été se reflétait à la surface de ses eaux paisibles qu’aucune vague ne venait rider, lui donnant l’impression qu’elle pourrait plonger dans ce ciel si bleu.

Quelque chose attira son regard vers l’ouest. Un nuage de poussière, comme un mauvais présage s’élevait au loin. Elle sorti sa longue vue pour voir ce qui se passait là-bas, prête à trouver un autre chemin pour atteindre le camp fortifié. Comme elle s’y attendait, c’était un soldat de fer qui dégageait une telle fumée. Il était seul, mais mieux valait ne pas s’approcher. Elle savait d’expérience qu’ils voyageaient rarement seuls. La lourde machine fit une courte pause, semblant observer quelque chose puis s’élança. Il avait repéré quelque chose près du lac. Elle ajusta sa lentille pour voir ce qui avait provoqué cette réaction et vit deux formes vêtues de lourds manteaux de laine assises au bord du lac. La plus grande était penchée au-dessus de l’eau et ne semblait pas consciente du danger. La plus petite était étendue à ses côtés et ne bougeait pas, probablement endormie.

Sans hésiter, elle dirigea ses montures de façon à retourner sur un terrain plus plat avant de les mettre au galop. Son cœur battait à tout rompre et elle espérait arriver à temps pour prévenir ces deux inconscients. Elle n’était pas encore à portée de voix qu’elle se mit à hurler à plein poumons pour attirer leur attention. Au loin, les deux inconnus se figèrent sur place, sans comprendre ce qu’elle cherchait à leur dire, puis il y eut un cri. Le soldat était à présent à visible et fonçait droit sur eux. Ce fut comme un électrochoc et ils se mirent alors à courir en direction de Qiulin.

Une course pour la vie s’engagea alors sur les rives claires du grand lac. Le soldat gagnait du terrain alors que Qiulin poussait ses montures pour les atteindre avant lui. Le plus petit trébucha et tomba à terre, lâchant la main de son protecteur qui continua de courir avant de faire volteface. Mais ils étaient à présent séparés de plusieurs mètres, il y eut un moment de flottement et il ne fallut que ces quelques secondes au soldat pour parcourir la distance qui le séparait de sa première victime.

D’ici quelques secondes tout serait fini. C’est alors qu’une flèche l’atteignit au bras. La pointe rebondit sur sa carapace de métal, mais la petite fiole qui l’accompagnait se brisa, rependant un liquide jaunâtre qui se mit à grésiller à son contact. Le soldat poussa alors un hurlement inimaginable, mélange de fureur et de grognement animal. Qiulin détacha son second cheval, l’encourageant à rejoindre l’inconnu qui était retourné sur ses pas et arma une autre flèche. Malheureusement elle manqua sa cible et se mit à crier de plus belle afin d’attirer son attention.

Au premier tir, le soldat avait complètement oublié la petite forme recroquevillée à ses pieds. Il s’était arrêté et contemplait le trou qui s’était formé dans son avant-bras. Le second tire lui fit lever la tête et il se tourna vers cette bruyante intruse qui l’attaquait. Qiulin tira alors une dernière flèche, l’atteignant à l’œil, l’unique point vulnérable qu’elle leur connaissait. La créature se redressa, cherchant désespérément à arracher cette flèche qui avait déversé sur lui un acide si puissant qu’il commençait à ronger son visage. Mu par l’instinct, il fit plusieurs pas en direction du lac et se pencha, cherchant à rincer ses yeux. Les bords étaient boueux et sa lourde armure s’enfonça dans la vase, l’empêchant de garder son équilibre. Le soldat poussa un nouveau cri, presque humain puis il tomba en avant. Le poid de sa carapace de métal l’entrain immédiatement vers le fond.

Toujours au galop, Qiulin passa devant l’inconnu et se pencha sur le côté, bras tendu pour attraper au vol l’enfant qui n’avait pas bougé. Elle se redressa alors sur sa selle et le cala contre elle. Elle eut un peu peur qu’il ne soit blessé, mais elle n’avait pas le temps de s’arrêter. Même si le soldat était vaincu, d’autre pouvaient encore venir. Elle poussa un long sifflement et fit signe à l’autre inconnu de la suivre. Il fallait retourner trouver abri dans la forêt. Il n’eut pas le temps de se remettre de sa surprise que déjà Qiulin était loin et il s’en fallu de peu pour qu’il ne doive courir derrière eux. Il réussit à s’agripper au pommeau de la selle et grimpa tant bien que mal sur le dos de l’animal.

La petite forme serrée contre elle tremblait de tous ses membres. Elle était sale et sentait l’urine fraîche, probable résultat de l’intense frayeur qu’elle avait eue quelques instants plus tôt. Qiulin fronça le nez mais ne fit aucune remarque, au moins elle était en vie. Elle se contenta juste de repousser la capuche qui lui masquait son visage. Une cascade de cheveux couleur miel s’écoula du capuchon et elle entrevit entre ces mèches emmêlées le visage d’une petite fille au visage criblé de taches de son. Elle ne devait pas avoir plus de dix ans. Rassurante, la jeune femme lui sourit et la serra un peu plus fort contre elle. « Ca va aller, tu es en sécurité maintenant. » Elle savait que ses paroles sonnaient faux, que nulle part sur les plaines ils ne seraient à l’abri, mais c’est tout ce qui lui venait à l’esprit.

Une fois à couvert sous les frondaisons, Qiulin fit ralentir sa monture et se tourna pour voir si l’autre suivait. Il avait réussi à se redresser sur sa selle et dirigeait sa monture d’une main ferme. Arrivé à sa hauteur elle se rendit compte qu’il la dépassait d’une bonne tête. Son visage était lui aussi recouvert d’une lourde capuche en laine, mais elle pouvait voir dépasser les mêmes mèches cuivrées que celles de l’enfant qu’elle tenait contre elle. L’inconnu tendit les mains et lui retira d’autorité la petite fille qu’il posa sur sa selle.

Coiffe en perles

Voilà un moment que je voulais me faire une seconde coiffe pour pouvoir porter mes masques et j’ai enfin trouver le courage de broder toutes ces perles cette semaine. Je voulais une insporation art nouveau, comme sur les affiches de Mucha. Je les trouve tellement belles et délicates.

538 perles brodées sur des bandes de feutrine épaisse, c’est long, très long à faire, mais le resultat en valait la peine. Il me reste encore à agrementer de nouvelles perles et broder la bande arriere, mais cela correspond à ce que je voulais, pour une fois.

Welcome to my world

Des vieux livres, des vêtements, des poupées et mes cheveux … voilà qui résume tout.