Jupon et carpe koi

Le problème des jupons anciens qu’on trouve sur les boutiques spécialisées en vieilles fripes, c’est que la plupart du temps ils sont trop courts pour quelqu’un de ma taille, ou alors que leur prix équivaut à un rein et la moitié d’un poumon. Mais pour une bonne tenue de jupe il en faut nécessairement au moins un, l’idéal étant trois mais on ne va pas non plus abuser. Les tissus à jupons sont des cotons de très bonne qualité, à la fois souples et resistants, tout en étant très doux. Difficiles à trouver de nos jours une telle qualité à un prix raisonnable et plus encore si par la suite on a l’idée saugrenue d’orner le dit jupon de jours, de broderies et de dentelles…. Et c’est là que les vieux draps de grand mère brodés interviennent. La qualité idéale pour un jupon solide et qui soutiendra la jupe correctement. Et mieux encore si il est brodé, histoire de donner un peu plus de richesse et d’esthétisme à l’objet.

Après il ne faut pas oublier que les instructions de patrons de jupons anciens, concernant les ceintures étaient destinées à des femmes qui non contente d’avoir une taille de guêpe avaient des hanches de poney… J’ai dû faire de l’origami de tissu sur le devant pour que la jupe tombe bien droit et à plat. Mais on va faire croire que je savais exactement ce que je faisais et que la forme de la ceinture est tout à fait normale et ornementale … Haha ….

quant à la robe en elle même, elle avance elle aussi, si on excepte la malédiction des manches qui ne tombent pas comme je voudrais. Mais on va les laisser tranquille quelques jours et me concentrer sur la traine et ses broderies. Un long travail en perspective.

Et maintenant je croise les orteils, j’ai jusqu’au 10 juillet pour la finir ….

The Scott – pour de jolies hanches.

Nos aïeules étaient de jolies tricheuses. bien qu’elles aient une taille fortement serrées elles entretenaient l’illusion de hanches généreuses et d’une taille de guêpe grâce à certains subterfuges (On est loin de certains extrêmes comme Polaire et son corset sylphide.)


J’ai donc passé l’après midi à coudre un hip pad sur le modèle The Scott ( 1900 ) afin de voir l’effet que cela produit. Les hanches sont de suite plus large, plus en forme, comme sur les photos anciennes, la jupe tombe mieux (bien que j’ai encore pas mal de repassage et quelques points de couture à faire sur les plis avant ). Rajouter à ça les rembourrages de corsages et on arrive à quelque chose de visuellement cohérent pour l’époque.

Il est léger et bien plus confortable que les tournes cage et peut aussi accueillir un autre coussin l’arrière pour soutenir la traine.

Voilà le modèle original qui m’a inspiré. Il est très facile à réaliser, pas plus d’une heure trente ( peut être moins le film avait déja commencé quand je m’y suis mise ). Il y a juste besoin de coton, de bourre à coussin et d’un bon fer à repasser en mode vapeur pour pouvoir bien former les coussins.
FIDM Museum

 

Machine à remonter le temps

Cette semaine, j’ai fait un bon de trente ans en arrière. D’une jupe de 1904, je suis passée à une robe de 1878. Et comme ça qu’on se rends vraiment compte qu’il suffit d’un rien pour changer l’aspect visuel total d’une tenue. Et c’est ce que j’apprécie en couture.

J’ai réussi à faire un corsage correct qui n’aura pas besoin du support d’un corset, bien qu’il faille que je pose des petites baleines à l’intérieur pour lui donner un meilleur maintien mais cette robe devrait être confortable. seul point délicat, la traine, mais en y ajoutant un petit cordon à l’arrière pour pouvoir la soulever et marcher dans la rue sans la salir, cela devrait aller.

Prochaine étape, les manches. celle sur la photo n’est que provisoire, elle est trop grossière pour l’ensemble.

J’ai aussi commander de l’alginate pour pouvoir faire une épreuve de mon visage en platre et commencer à sculpter un nouveau masque. Les autres étant adaptés sur des masques de carnaval, certains points étaient un peu douloureux au bout de 6h de port continue.

Automate 2.0

L’automate a encore au beaucoup de succès ce week-end, mais son système mécanique étant directement intégré au corset, a fini par me poser un problème : N’être identifiable qu’à une seule tenue. Et pour une couturière compulsive comme moi, c’est tout simplement impensable. Me voilà donc repartie dans un long processus de création, une version upgradée de mon automate avec un nouveau masque et un nouveau système de boite à musique qui pourra être porté avec n’importe quel costume ( pour peut qu’il soit adapté sur certains points d’attaches ). Cela devrait m’occuper plusieurs mois.

Cela me permet aussi d’une pierre, deux coups, en travaillant sur deux projets à la fois, ma robe de bal et mon système mécanique.

Patron de jupe de 1904 modifié. Je dois encore relever toutes les fronces pour ne pas marcher dessus ( oui parce que non contente de faire une taille au dessus de la moyenne, je trouve le moyen de faire mes jupes trop longues … ) et travailler la première traine

Geekopolis, c’est ce week end.

J-1 avant Geekopolis. L’armure de samurai est dans la valise, l’automate aussi.
Je serais durant ces deux jours sur le stand de la Steam Rocket, dans la partie Nautilus du salon, alors n’hésitez pas à passer.

 

Et dès lundi je rempile sur une nouvelle tenue. Moins de cuir plus de froufrous ^^

Jingasa et kamon

Ça y est l’armure est bientôt finie et j’en suis soulagée. Je n’aime pas passer trop de temps sur une tenue. Ça me fait faire trop d’erreur.

Comme je ne pourrais porter mon masque tout le temps avec cet armure j’avais besoin de quelque chose qui me cache un peu le visage et j’ai opté pour un jingasa en cuir moulé. Tout allait presque bien jusqu’à la peinture final du kamon… Ah, moi et la peinture … une grande histoire de désamour.

Après beaucoup de reflexion j’ai preferé opter pour un kamon fictif afin de ne pas en choisir un au hasard qui aurait une signification et une histoire diamétralement opposée à mes aspirations, n’ayant plus assez de temps pour faire mes recherches. Celui ci est inspiré d’un motif de papier peint art déco d’ailleurs.

Mais revenons en à la peinture. J’ai souvent entendu cette reflexion ” Mais qu’est ce que tu ne sais pas faire ?!”

Réponse en image :

Je suis nulle et archi-nulle en peinture.

Mais on va dire que c’est dû à l’usure du temps, les champs de bataille, le soleil, tout ça tout ça ….. ça devrait passer.

Derniere ligne droite avant Geekopolis

Je bosse je bosse et surtout je panique. C’est ma derniere ligne droite avant de présenter cette tenue à Geekopolis le 17 et 18 mai prochain et je n’en mène pas large. Est ce que c’est assez bien, est ce que ça reste dans le cadre, est ce que je ne vais pas faire trop tâche. Surtout que j’ai été invité sur le stand de la SteamRocket et j’espere que tout se passera bien.

Je n’aurais pas le temps et pas les capacité de créer un kabuto, je me suis donc rabattue sur un jingasa, plus face à réaliser. Il reste encore beaucoup à faire dessus. J’espere aussi avoir reçu mon katana arquebuse à temps et surtout qu’il ne soit pas trop lourd à porter.