Parlons peu, mais parlons mode.

Je passe beaucoup de temps à faire des recherches sur la mode de la fin du 19ème, début du 20ème. silhouettes naturelles, tournures à ressort, manches à gigot, jupes hobble, tendances éphémères, petites fantaisies qui ne durent qu’une saison. C’est un vaste sujet qui nécessite beaucoup de temps et beaucoup de chance aussi. Ma collection de magazines et de revues anciennes s’est grandement étoffée, mais par manque de place et de finances, je ne peux explorer trop tout ceci. Les revues féminines de la fin du 19ème, début du 20ème, il y en a eu des tonnes. Des très connues qui ont duré sur des décennies comme la Mode illustrée ou Femina . Des plus éphémères comme Mademoiselle ou la Vraie Mode, on arrive parfois à tomber sur quelques perles en fouillant les vides grenier ou les bouquinistes.

Mais heureusement, la BnF met à disposition une large sélection de revues en tout genre, le tout c’est de savoir ce que l’on cherche (parce que sinon on passe des heures et des heures sur le site à trouver trop de choses intéressantes et on se disperse… enfin j’ai pu découvrir de superbes ouvrages et je me dis que jamais je ne dois aller là bas, ou alors avec une tente et des rations de survie pour plusieurs jours tant il y a de livres que j’ai envie de lire. ) Enfin, bref, revenons à notre sujet.

Voici une petite sélection de revues disponibles sur Gallica :
La mode de style – 1890 à 1891
Mode palace – 1901à 1909
L’elan de la mode 1907 à 1914
Les modes (Paris) de 1901 à 1937
Le jardin des modes nouvelles 1912 à 1914
Toilettes Parisiennes – 1912 à 1927

L’Art d’être jolie – 1904 à 1905
Vogue – 1920 à 1940
Et pour ces messieurs, l’union des modes de 1860 à 1863

Et ça n’est qu’une infime partie de toutes les revues qui étaient publiées à cette époque.

Premiere mise en vente

Comme il va bien falloir que je me mette en condition mentale pour reussir à vendre mes creation, je commence avec ma robe kimono.



Cette robe date d’il y a plusieurs années, je l’ai porté deux fois je crois. Elle est faites en tissu japonais issu d’un rouleau de kimono pour petit garçon. La couleur est dans les gris bleuté, un peu plus clair sur sur ces photos. Elle est doublée et comporte un jupon court à dentelle noire. Les godets des cotés sont en tulle elastique creme. La fermeture eclaire placée sur le coté passe sous le godé pour une plus grande ouverture.
Comme la robe est faite à mes mesures elle est de petite largeur.
Tour de poitrine 86
Sous poitrine 78
Taille 66
Hanches : 91
Hauteur totale 102
Prix : 200€

J’ai fait cette veste pour accompagner la robe, elle est faire en tissu de kimono issu d’un second rouleau, dans les tons turquoise, doublée de coton bleu, les manches sont faires en kimono et en tulle plumetis noir elastique. La fermeture est libre, à l’aide d’une broche.
Prix : 120€ ( 20% de reduction si elle est prise avec la robe )

Les frais de port en R1 sont inclus pour la france.

Singer 15K – Roses and scrolls

C’est le printemps, le retour des vides grenier et des petits trésors chinés entre deux stands de vêtements pour enfants et de vieux tapis poussiéreux.  Et cette année, la saison commence très très fort.

Mon oeil de couturière l’a repéré de loin cette petite machine. De prime abord elle avait l’ir en bon état, la roue tournait même si elle était un peu dure, et quand le vendeur a annoncé le prix, je n’ai pas cherché plus loin, elle était à moi. Et Je crois que jamais je n’aurais fait une si bonne affaire. Après un petit décapage et un bon graissage, elle ronronnait sous mes doigts. Ca devait être une machine amoureusement entretenue qui a fonctionné très longtemps. D’après son numéro de série il s’agit d’une 15k produite en 1923 à Clydebank en Ecosse. C’est l’une des plus courante, dans les 250 000 modèles produits.  Elle a son bobineur et il fonctionne comme un charme bien que je pense devoir changer le caoutchouc. En cas de panne de courant je pourrais quand même continuer à coudre, si c’est pas merveilleux ?

Les dorures sont encore superbes

Et elle couds des points de moins de 1mm avec une facilité étonnante.

A gauche, du taffetas double, point le plus large (tension mal reglée) au point le plus petit.

A droite du voile de coton cousu avec mon pied plisseur en 1-3

Il y a encore pas mal de réglages à faire et j’espère trouver des accessoires et d’autres pieds pour la compléter.

The Moga

Nouveau projet en cours, une tenue un peu plus passe partout inspirée des moga des années 20 au japon. Les Moga étaient ces jeunes femmes, plus souvent citadines qui portaient des tenues occidentales inspirées de la mode parisienne ou des flapper dress américaine.

La toile en vieux drap présente une variation sur la version définitive avec un devant plus long et fermé par un cordon. J’aime beaucoup cette version et je pense que je créerais plusieurs variations sur cette cape une fois mon entreprise lancée ( bon, c’est pas encore ce mois ci, ma situation professionnelle est toujours aussi catastrophique et au point mort.)


La tenue finale est en crêpe noire doublée en taffetas bordeaux. Peut être que j’y ajouterais deux kamon peints quand j’aurais réussi à définir le design. Elle est composé d’une cape manteau à manche kimono, une jupe crayon à volants inspiré d’un patron de Thronton ( que je ne conseille qu’à des couturières expertes ) et d’un ensemble corset et guêtres en obi ancien. J’hésite à coudre un autre corselet, un peu porte jarretelle avec des pochettes sur les cotés, cela pourtait être intéressant et surtout me permettre d’avoir des poches.
La cape kimono est finie mais je dois encore travailler la jupe car j’ai beau être assez fine, une erreur de calcul dans les coutures et voilà que je ne peux m’asseoir confortablement… >.>

Je vais continuer à étudier la mode des années 20, elle est très intéressante au niveau des formes et permet de réaliser des tenues plus facile à porter dans la vie de tout les jours. Oui parce que la robe à tournure pour aller faire les courses à scooter ça n’est pas l’idéal.

Logo, second test


C’est toujours difficile de se fixer sur une idée qui va durer dans le temps, de fixer une chose et ne plus pouvoir la changer, mais il faut bien en passer par là.

Cette fois ci le design est plus simple, plus clair. Il qui peut passer sur des cartes de visites ou même en pochoir si j’arrive à faire fonctionner correctement ma scan n cut. Le premier était trop compliqué et peut être un peu flippant aussi.

Je vais quand même réfléchir à en faire quelques autres. Ce qui me gène, en dehors du fait que les rouages sont une vrai torture à dessiner, c’est que ce logo n’est représentatif que d’une petite partie des Légendes d’Azcor et qu’il manque d’une certaine originalité. Mais le point positif c’est que j’ai réussi à scanner mon dessin en 600dpi sans faire exploser mon ordinateur.

O-Rin et le soldat de fer

Ça y est, O-Rin est enfin fini. Ma steamponaise #4 aura été longue à venir. Mais elle m’aura permis de recycler des projets inachevés et d’avancer un peu dans le fil de l’histoire du Cycle Parezel. Encore quelques réglages à faire pour le masque, rajouter des rivets et les lanières pour la tenir et ça sera bon, je suis prête pour Geekopolis. Un peu inquiète aussi comme il s’agit de ma participation pour le concours de modèle. J’espère que ce sera assez.

C’est difficile de terminer un costume, plus que de le commencer. On y rajoute détails sur détails, on change d’idée entre temps, de voie, d’inspiration, mais il est toujours tellement dur de finalement se dire “c’est bon, il n’y a plus rien à ajouter”. Quand je vois les fantastiques costumes qui se font dans le monde du steampunk, je me sens parfois dépassée et je doute de mes capacités. J’ai l’impression que c’est bien trop simpliste. Pourtant j’aime cette simplicité et ces détails disseminés. chaque partie est pensée, chaque partie a une histoire, une fonction, mais ça ne “claque” par toujours assez au premier coup d’oeil.

Enfin, advienne que pourra, en attendant je vais commencer une nouvelle tenue, issue du tome 4 … Oui, je sais que je devrais plutôt écrire que de coudre, mais j’avance doucement sur le second tome, 142 pages pour l’instant et ça n’est que la moitié de ce qu’il y a a raconter.