Voilà, c’est fini…

Voilà, c’est officiel, j’ai demandé à ne plus être Petite Main sur le forum. Cela me coute mais je ne suis plus très active depuis près d’un an. Beaucoup de choses ont changé dans ma vie depuis novembre dernier, peut être même avant mais le changement était moins flagrant. Je me suis petit à petit détachée du forum qui devient trop gros et labyrinthique pour moi à présent. Je n’ose même plus aller voir la FAQ tant j’imagine le travail colossal de mise à jour que cela nécessiterait et je n’en ai pas le courage. Je suis dépassée par les sorties, les compagnies, les nouveautés, les nouvelles législations concernant les douanes, les compagnies de transport etc ….Le Recast, n’en parlont pas, je n’arrive plus à suivre.

Depuis plusieurs mois je me dis qu’il faut que je saute le pas et que j’officialise mon départ des Petites Mains, mais c’était peut être le dernier lien qui me rattachait à MC et à tout ce que ce forum et ses membres ont fait pour moi ( en positif comme en négatif, mais on ne va parler que des bonnes choses ) C’est la fin d’une époque pour moi, mais le début d’une autre j’espère. Dix ans de BJDs … Dix années à voir le forum grandir, évoluer, régresser, repartir. Sortir le pop-corn à chaque Bermann sur Ebay, s’arracher les cheveux à se demander comment marche la page de précommande des Unoa, se demander si toutes les Lishes et tout les Els de Luts n’ont pas atterrit en France. L’excitation des soldes de folie chez AiDoll, l’apparition et la disparition de compagnies, mon Unoss “saccagée”, les prémices des BJDs à la françaises avec les forme de poire si caractéristique jusqu’à leur avènement. Les dinosaures bordelaises ( hein Myra et Alice, l’époque où on étaient que trois sur Bordeaux à posséder des résineux 😉 ). La panique des premiers dédouanements, les prières à Saint chronopost misère-de-livreur-analphabète-qui-sait-pas-appuyer-sur-une-foutue-sonnette. Les Japan Expo un peu étrange entre les maid japonaises hysteriques devant une BJD de Miyavi et le cameraman relou de M6 qui manque de dézinguer la table avec son gros sac à dos alors que j’essaie de cacher de toute mon épaisseur une amie qui ne veut pas passer à la télé. L’arrivée des Fairyland et leur posabilité de folie bien loin du luts kick qui pouvait vous casser le nez en décidant lors d’une séance photo de se rouler en position fœtal, de préférence sur le gravier. Les Soom et les paris sur les nouvelles créatures fantastiques qu’ils allaient proposer. Les Animasia où l’organisation me filait des crises d’angoisse dès le matin et où l’impression d’être juste un stand bouche trou finissait par se faire sentir au fil des ans mais où j’ai rencontré des gens adorables et intéressés. L’accélération du hobby et des nouvelles venues, les nouvelles compagnies, les nouveaux moules, les nouveau dramas, le changement des mentalités et le dangereux glissements vers le recast. Les heures passées à essayer d’organiser au mieux la FAQ et l’envie de faire manger un mur à chaque nouvelle personne qui hurlait à l’aide parce que son colis était coincé à la douane, la pédagogie sur le recast, répété encore et encore et encore.

Et malgré ça l’amour des BJDs, le plaisir de les manipuler, de créer de photographier de coudre, de les faire vivre et de rencontrer des gens aussi fous que soi-même. Dix années de belles rencontres, de moins bonnes, de rires, de potins, de résine, de drama, de creativité, de ralage compulsif. Dix ans c’est long et court à la fois, mais je ne regrette pas malgré les soucis et les prises de bec, j’y ai rencontré des gens merveilleux avec qui j’espère continuer à faire un bout de chemin malgré mon arrêt en tant que Petite Main, ne serait ce que via mon blog ou mes rares apparitions sur le forum.

Syllah, Haru, Dante, Lucianus, Merrick, Silmar, Ioline, Askeli, Eiyas, Jinas, Dicha, Vodka, Mantis, Elle, le Minotaure et le Petit Fou … J’espere que quand ma vie sera un peu plus sereine, je recommencerais à les partager avec vous.

En attendant ils continuent de m’accompagner dans la vie de tout les jours. Sans Anne-Laure, sans vous, sans MC je ne sais pas trop où j’en serais, mais surement pas avec une machine à coudre dans une main, une machine à ecrire dans l’autre et un univers entier dans la tête.

Dame Talos – Corsage – Combinaisons 1900 pour l’été

Dame Talos :
Je ne suis pas très à jour ici. Semaines difficiles pour le moral mais on se concentre sur le positif. Je me suis mise à un nouveau projet costume, Dame Talos, mon tome IV … Oui je sais le tome II est encore inachevés et le III a à peine une cinquantaine de pages de rédigées mais les muses de l’inspiration chez moi sont équipées de rangers cloutées et on ne discutes pas avec une muse pointure 44 …

Un projet un peu fourre tout au niveau de l’inspiration qui pourrait se définir par du steamopiraticocircusosinopunk… Mais il y a une logique là dedans. Du coup je suis parti sur deux bases de robes, une forme naturelle des années 1870~ où le vêtement suivait les lignes du corps ( bien qu’il y ai tout un attirail en dessous) avec de grands drapés trainant au dos, et une forme de robe fourreau coupe princesse des années 1910~ qui moulaient particulièrement les hanches ( à telle point qu’à l’époque ces dames ne pouvaient pas s’asseoir de peur de craquer leur belles toilettes)

Le boléro et la doublure sont fait bien que je me demande si je ne devrais pas raccourcir encore le bolero. Il faudra que je songe à la question une fois la robe montée.

Corsages:

J’ai travaillé récemment sur de la conception de corsage de base. On part d’une base de corsage simple et ajusté à ses mensurations pour créer tout un panel de vêtements, à l’aide de découpes, de pinces, de drapées etc …
C’est un peu le jeu des sept erreurs aujourd’hui. Les differences de conformation entre les patrons de la fin du 19eme et les patrons modernes sont très frappantes. A gauche un corsage de base fait à mes mesures selon une méthode de 1897, à droite un corsage de base de chez Ralph Pink taille 36 standardisée.

Je sais que je ne suis pas épaisse mais la difference est assez flagrante entre le corsage ancien qui épouse la forme du corps et utilise le biais pour suivre ses mouvement ( entravé par le corset, certes) et le corsage moderne qui ajoute de l’aisance et utilise plutôt le droit fil.

Combinaisons 1900 pour l’été

Et parce qu’il a fait très très chaud ces derniers temps, j’en ai profité pour realiser quelques combinaison salopette inspirées de lingerie du début du 20ème siècle.

A gauche une combinaison sans empiècement de taille, resserré par un ruban et à droite une combinaison à empiècement. Je pense créer une petite serie de modèles de ce style d’ici quelques temps.