Les légendes d’azcor évoluent … mais à rythme d’escargot asthmatique.

Situation toujours aussi complexe, mais j’ai un sursis de temps pour commencer à me préparer pour mon nouveau départ. alors je patronne, je patronne beaucoup et je fais beaucoup de tests, de croquis, je réfléchis à ce que je pourrais faire , quels types de vêtements, quel style, quels accessoires. Je calcule, je chronomètre, je réfléchis, encore et encore. Short Niissa – Premier prototype pour ma collection de shorts jupettes ou de shorpettes. Une jupe culotte taille haute à poches et dentelle en coton. Chaque création ou ensemble portera le nom d’un de mes personnages … Et vu que j’en ai recensé plus de 127, ça me laisse un peu de marge à ce niveau là.

Niveau tests moins concluants, Le Voyageur – dos. Une tenue que j’ai cousu taille BJD en 2009 et que je voulais pouvoir un jour créer taille humaine. Pas forcement viable à moins de la faire sur commande. Pour ceux qui souhaiteraient commander la Lijlhine, il me reste encore plusieurs exemplaires que je viens de mettre dans ma boutique Etsy ( en cours de construction ) https://www.etsy.com/shop/Nylh Voilà voilà voilà… rien de bien nouveau malgré ces petites informations.

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Antiques broderies chinoises

J’ai reçu ma jupe Qing ce matin. La première de ma collection, un cadeau d’encouragement de moi à moi qui me servira de tenue spéciale Noël ( tradition familiale ). C’est une pure merveille et je ne m’attendais pas à une vêtement d’une qualité aussi fine et des broderies qui semblent avoir été faites par des aiguilles minuscules.

Ce qui m’avait à la fois plut et intrigué, c’était cette bordure de fleurs, peu commune sur ce type de jupe que je pensais être un galon de dentelle cousue.

Il s’agit en réalité d’une broderie en appliqué. Un des panneau a un peu souffert il il va falloir que je répare certaines parties mais l’ensemble est au dela de mes espérances. Je vais profite rd emon prochain voyage au Japon pour essayer de trouver un tissu coordonné afin de continuer ma SteamQing.

Mais en attendant je continue mes feuilles de Ginkgo

J’en suis à à peine la moitié de ce que je devrais faire pour ma coiffe.

Etude de l’interieur d’une polonaise de 1880

Suite à une conversation avec une amie couturière, je me suis aperçue que peu avait été dis sur la façon dont les vêtements ancien étaient construits et surtout les doublures, que l’on pourrait penser très compliquer à réaliser et accorder au corps du corsage. Il n’en est pourtant rien et je dois dire que j’apprécie la logique et l’économie de ces dames quand il s’agissait de réaliser un vêtement.

J’utilise d’ailleurs la même méthode pour réaliser mes reproductions de robes, bien que ma doublure soit plus longue pour des raisons de solidité.

Petite étude succincte de la façon dont étaient doublés les vêtements de la fin du 19ème siècle. La photo est celle de l’interieur de ma polonaise en velours de 1880.

Si vous regardez bien l’intérieur de ce vêtement, vous noterez que la doublure y est directement cousue, en même temps que le velours. C’est ainsi que la plupart des vêtements anciens étaient cousus.

Notez que la doublure ne va pas jusqu’en bas. Elle était généralement arrêtée à 12 centimètre au dessous de la taille.

Le drapé de la tournure quant à lui n’était pas doublé ( sauf certains drapés qui demandaient de voir les deux cotés du tissu) et simplement ourlé d’un biais de coton ou d’un cordon de laine bouillie.

Les coutures des deux tissus étaient ouvertes puis ourlées.

Une fois ceci fait, on pouvait poser les baleines qui donneraient un maintien supplémentairement au vêtement. Ces dernières étaient cousues dans des casiers posées directement sur les coutures internes.

Minaudière

Je continue à doucement constituer ma nouvelle garde robe, je fouille, ,je fouine, je furète, il y a tant et tant de jolis objets anciens qui ne demande qu’à revivre. Le choix est difficile, mais parfois c’est une évidence. Comme cette minaudière. Je sais qu’elle est un peu trop contemporaine par rapport à mes habits mais je crois qu’il faut savoir user d’uchronie, jusque dans sa tenue et ne pas regarder de trop près certains détails tant que l’ensemble reste cohérent.

Elle sent encore la poudre et le parfum. et son blason est assez intriguant. J’avais tout d’abord pensé qu’elle était russe, mais certains détails m’en font douter ( d’un autre coté, si je dis qu’elle est russe, hormis un public averti, je ne risque pas trop d’être contredite )

Et j’avance doucement ma seconde steamponaise

Que de fleurs à plier, je crois que si j’ai bien fait mes calculs, je devrais en arriver à un total de 60 fleurs pour la traine, à 5 pétales par fleurs… c’est long … Mais j’espère que ça sera joli. Je tiens beaucoup à cette robe comme elle est un lien avec Gariath et mon amour pour le steampunk. J’ai rêvé de cette robe durant plusieurs mois avant d’oser me lancer.

J’y ajoute cependant de nouvelles inspirations prise au fur et à mesure de mes découvertes, me refusant à m’arreter sur une idée fixe et la suivre tout du long.

J’aime la forme des robes d’avant 1910 et la fluidité des lignes. Je pense partir sur cette idée pour le haut japonisant de cette tenue.

Restauration d’ombrelle

Lors de ma visite à la grande brocante des quinconces je suis tombée, en plus du chapeau claque et des lunettes, sur une vieille ombrelle à la soie toute fusée, dans un piteux état. Mais pour cinq euros je me suis dit qu’un petit challenge de restauration serait une bonne idée. Les ombrelles anciennes sont excessivement chères, ce que je comprends, mais elles sont aussi un incontournable des costumes victoriens. Mes parties laitonnées étaient quasiment noires et ont nécessite une bonne journée de décapage, mais c’est surtout la toile qui m’a posé un énorme problème.

La soie était tellement fragile et abimée que je n’ai pas réussi à sauver un panneau entier pour refaire mon patron. D’où un léger soucis d’ajustement.  Je voulais aussi une doublure interne pour cacher les baleines noires. donc deux fois plus de travail, à réussir à monter un patron correcte, avec la bonne tension pour resserrer les baleines et donner une forme arrondie si caractéristique des ombrelles anciennes.

Et c’est à partir de là que tout se corse. Une toile ça va, c’est un peu laborieux, mais cela reste faisable. Deux toiles qui doivent être ajustées l’une sur l’autre et prendre en compte sur le dessus, les variation de forme quand l’ombrelle est ouverte ou fermée … Ca a été presque épique.  Vive les fronces (environ neuf mètres, entièrement froncés à la main) pour cacher les problèmes de tissu qui plisse et donner un petit coté ancien. Il manque juste l’embout en haut de l’ombrelle, qui sera taillé en laiton plus tard.

Pour un premier essai je suis assez contente, et cela m’ouvre quelques nouvelle perspectives dans l’accessoirisation de mes costumes. Mais plus tard …

Brocante

Chaque année à lieu la grande brocante des Quinconces, immense foire à la bidulerie antique, aux objets hétéroclites et outils dont l’utilité s’est perdu au fin fond des âges. Que de vieux livres poussiéreux dont personne n’a plus tourné les pages depuis des décennies, que de tableaux aux couleurs fanées, de poupées antiques que plus aucune petite fille n’a bercé.

Cette année, la brocante s’est enrichie de multiples stands de friperies qui n’était pas là, il y a quelques années encore. Fourre tout de tissu passant par toutes les périodes de la mode, où on peut dénicher quelques trésors jusqu’à lors inaccessibles.

Ce fut le cas pour moi, et me voilà l’heure propriétaire d’un chapeau claque quelque peu poussiéreux, mais à ma taille. Une des patte du mécanisme a besoin d’être refixé et la doublure d’être entièrement refaite, mais l’extérieur est en très bon état et il a cette forme évasée si particulière que j’affectionne le plus sur ce type de couvre chef

Et l’on rajoute à cette trouvaille, en plus d’une ombrelle à un prix dérisoire, mais dont je vais devoir entièrement refaire le revêtement, dont la soie a presque totalement fusé, j’ai trouvé une petite rareté inconnue, des binoculaires loupe allemandes, qui mis à part une branche cassée ( réparable) sont en très bon état.

D’ailleurs, si quelqu’un passant par hasard sur ce post en connaissait la provenance, la période ou l’utilisation exacte, je lui serais très reconnaissante de m’en instruire.

 

On peut survivre à tout, sauf au facteur.

Ces derniers temps, j’avais réussi à trouver, à ma plus grande joie et à prix raisonnable, de petites antiquités pour agrémenter ma collection. Des petit bijoux anciens qui nécessiteraient quelques réparations et nettoyage. Je ne m’attendais pas à ce qu’à deux reprises, m’arrive la même déconvenue, par la faute de vendeurs bien négligeant.

Ces objets ont survécus à deux guerres, des catastrophes naturelles ainsi qu’à l’usure du temps et aux aléas de la vie, mais pas aux services postaux modernes.

Il y a d’abord mon mantelet ancien de 1880, une pièce de musée à restaurer, je le savais fragile et nécessitant quelques soins, mais je ne m’attendais pas à ça.

Roulé en boule dans une simple poche plastique, à l’intérieur d’une large boite en carton, j’ai découvert avec horreur et tristesse un vêtements déchirés de partout, dont le tissu à certains endroits, à force d’avoir été malmené durant le transport qui le menait des USA à la France, tombait en poussière. Les agrafes avaient achevées le travail d’usure du temps, s’agrippant au tissu et le déchirant de part en part. Ce mantelet n’est plus sauvable. Il va falloir que j’en relève le patron, que je découse toutes les perles et que je le reproduise. Un travail de longue haleine dont je ne pense hélas pas encore avoir les capacités. Le vendeur a cependant été arrangeant et m’a remboursé la moitié de mon prix d’achat.

Ce pince nez ne venait pas d’aussi loin, mais il a subit lui aussi les outrages des services postaux. Emballé dans du papier bulle dont une partie des bulles avaient été éclatées ( je n’ose imaginer ce que ces lunettes se sont pris dessus durant leur transport que ça ai fait ça ), dans une simple enveloppe bulle avec un morceau de bristol pour tout renfort, je ne m’étonne hélas guère de son sort.  D’autant plus que j’ai failli me couper en le sortant de son piètre emballage. Le mécanisme n’a pas l’air cassé, c’est déjà ça. J’essayerais de passer chez un opticien d’ici peu pour voir si il serait possible d’adapter dessus des verres à ma vue. Ou au moins des verres plats non correctifs.

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Et tout autre chose, j’avance.

Je m’attaque à présent à la jupe, car se promener en pantalons de dessous n’est pas très … décent.

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