Je suis une princesse … de Galles.

Je n’avance toujours pas sur mon roman, avec toute cette année et ces problèmes, j’ai vraiment du mal. surtout que j’arrive à un passage assez difficile à écrire, très dur et violent, mais nécessaire. Je voudrais m’y remettre, j’y pense, j’arrive à former des paragraphes entiers dans ma tête, mais dès que l’inspiration arrive je ne suis pas devant l’ordinateur. Et dès que je m’y met, c’est la page blanche. Surtout qu’il y a deux autres tomes qui attendent…

Mais niveau couture j’arrive à me ressaisir. C’est déjà bien. Je travaille sur divers prototypes et accessoires, j’ai une grosse commande surprise qui m’occupe pas mal l’esprit et des envies automnales. J’ai profité d’ailleurs pour faire un stock de Prince de Galles… J’adooooore ce tissu. A la fois chaud et rétro, qui n’a pas besoin de trop de fioriture car il se suffit à lui même.

Robe tablier qui s’enroule autour de du corps pour donner cet effet. On l’enfile par le cou et il ne reste qu’à l’ajuster. Elle est inspirée d’un modèle de robe des années 50. Étrennée hier en ville. Il faut juste que je reprenne la capeline comme j’ai mal calculé mon patron et je me retrouve avec des pinces d’épaule au mauvais endroit… Et ça plisse !

Protected: La Dynastie Parezel – Chapitre I et II

This content is password protected. To view it please enter your password below:

Livre II – Haru – La gare d’Esmera

An 3

(chapitre en cours de rédaction)

 

Le jour se commençait à décliner, et par la fenêtre de leur compartiment, Haru pouvait voir les rayons du soleil disparaître peu à peu, donnant aux paysages qui défilaient sous ses yeux, des couleurs teintées de gris, emplies d’ombres inquiétantes. Il était installé sur les genoux de Dante, la joue sur son torse, et regardait dehors d’un air maussade, indifférent à tout ceux qui l’entourait. Ils n’étaient que trois dans ce compartiment, mais c’est comme si le vide l’avait envahi et le regard perdu au loin, il surveillait ces ombres qui s’allongeaient de plus en plus vers lui, telles de fantomatiques silhouettes aux bras avides, prêtes à l’emporter avec elles dans ce pays d’ombres qui le terrifiait depuis toujours. Le petit garçon frissonna à cette pensée fugace et se cala plus confortablement contre Dante, cherchant à se rassurer à son contact, mais rien n’y faisait et la peur commença peu à peu à l’envahir.

 

 

Askeli, lui somnolait contre l’épaule de son maitre, les longs voyages en train l’épuisaient et il espérait qu’ils arriveraient bientôt à la gare Nemest, là où Lord Jinas, le père de Dante devait les attendre. Il connaissait un peu la ville pour y avoir séjourné quelques rares fois, mais jamais sans son maitre. Il était un peu triste à l’idée de cette si longue absence, ne sachant pas combien de temps ils seraient séparés. Mais Dante avait des devoirs à remplir et ils passaient avant tout. Sous l’insistance des gouverneurs des Terres de l’Est, avait dû organiser ce déplacement, loin de la capitale et de ses obligations habituelles. Les troubles étaient de plus en plus fréquents dans cette région éloignée du cœur de l’Empire, les factions rebelles faisaient régner une certaine tension dans les villages en périphérie des collines de Jir et il y avait déjà eu plusieurs raids sanglants. Des troupes avaient été envoyées pour maintenir l’ordre et protéger les populations civiles et surtout le grand Sanctuaire de Jirbraga, qui avait été la cible principale de ces attaques. Le calme était revenu, mais la peur était toujours là. Deux chefs rebelles avaient été arrêtés ainsi que plusieurs combattants. Leur procès devait avoir lieu dans les jours qui suivent et il fallait donc que l’un des membres les plus éminents de l’Empire aille sur place pour rassurer la population et par la même montre la volonté indéfectible de l’Empire à annihiler la Rébellion. Ne voulant pas laisser ses ssi’ans seuls pendant son absence, Dante avait organisé son voyage de façon à pouvoir les déposer chez son père, dans la petite ville de Nemest. Ce procès allait faire grand bruit et il craignait quelques représailles. Là bas, il les saurait en sécurité et pourrait se concentrer sur son travail.

 

More

Livre II – Index

Trente et un chapitres …. Je n’aurais jamais imaginé qu’il y en aurait autant. Mais le pire c’est que je sais que je vais en rajouter des chapitres d’ici les prochains mois.

Il ne s’agit là que des chapitres du Livre II. Tous ne sont pas finalisés, certains sont juste une ébauche, quelques lignes sur le contenu futur,  mais ça donne une idée de l’ampleur de la tâche.

Index :

Les dernières heures d’Azuria………………………………….p.3
Celle qui écrivait sur les murs …………………………………p.14
Le jour se lèvera-t-il encore demain ? ………………………p.25
Le procès du Général Ol’Daerl …………………………………p.28
La faute du père……………………………………………………p.29
Coloriage ……………………………………………………………p.30
Liam ………………………………………………………………….p.40
Askeli ………………………………………………………………..p.45
Estelmo ……………………………………………………………..p.52
Un jour au Musée …………………………………………………p.60
Eunice et Zinaï …………………………………………………….p.74
De la toile d’Omege ……………………………………………….p.77
Disparition ………………………………………………………….p.78
L’enfant des Ruines ……………………………………………….p.86
Minerva………………………………………………………………p.96
Retrouvailles……………………………………………………….p.122
Rencontre……………………………………………………………p.123
Insomnie…………………………………………………………….p.126
Les fêtes de Taal’Garia……………………………………………p.129
Le Formateur……………………………………………………….p.134
Corvée de petit pois ………………………………………………p.135
L’éveil des Anciens…………………………………………………p.138
Le goût du thé……………………………………………………….p.144
Saderna sous les eaux …………………………………………….p.148
Les oreillers volent bas ce soir………………………………….p.153
Xial’Khan et Heinrich………………………………………………p.159
Nuit d’Orage…………………………………………………………..p.167
Les fêtes du Givre……………………………………………………p.168
Lodareth……………………………………………………………….p.169
Frères ennemis………………………………………………………p.171
Confidences…………………………………………………………..p.172

Livre II – Haru – L’enfant des ruines

(( Je suis de bonne humeur tiens, alors voilà un gros gros bonus, 10 pages de Gariath, pour une fois c’est le chapitre entier et finalisé ))

An 14

« Ce ne sont que des bruits de couloir Lucy, tu ne devrais pas y prêter attention. » Installé à une table de la cafétéria déserte, Merrick buvait sa tasse de café, essayant de modérer l’enthousiasme de son ami.  Ces derniers jours avaient été tendus au Palais, depuis la découverte de deux des ouvriers qui travaillaient sur le chantier ouest, errant dans les galeries, tenant des propos totalement incompréhensibles. La nouvelle avait fait le tour du Palais et les rumeurs les plus folles sur les causes de cette soudaine démence avaient enflammé les conversations un peu partout dans les couloirs.
« Mais ces hommes ont parlé d’esprits vengeurs et de fantômes. Ne trouves-tu pas cela excitant ? Et d’après ce qu’on raconte, d’autres ouvriers auraient aperçu des formes blanches se promener dans les ruines de l’aile ouest ! »

« Rumeurs que tout cela ! » Merrick haussa les épaules, ne souhaitant pas poursuivre la conversation.

« Merry, mais où est passé ton esprit d’aventure ? Et puis Dante est déjà en train de prendre des mesures pour sécuriser la zone. Si nous n’y allons pas maintenant, on ne pourra pas tirer ça au clair. »

« On ? » Merrick reposa sa tasse brusquement, renversant le reste de son café dans son plateau. Que Lucianus veuille satisfaire son intarissable curiosité était une chose, mais qu’il tente de l’entraîner dans cette entreprise était inadmissible. « Lord Lucianus Roman’Arkel ! Dois-je vous rappeler comment s’est terminée votre dernière expédition, lorsque vous vous êtes mis dans la tête de débusquer l’igotia fantôme des grottes de Giran ? »

Le vouvoiement soudain de son meilleur ami et le rappel de cette fâcheuse aventure lui firent monter le rouge aux joues. « C’était il y a des années et puis ce ne sont pas des grottes Sigméennes, mais une partie du Palais. » Il croisa les bras, l’air buté. « Et puis ça ne t’intéresse pas de savoir toi, si le Palais est vraiment hanté ? Après tout, cela ne serait pas si impossible que cela que cette partie-là soit hantée vu tous les morts qu’il y a eus et dont on n’a jamais pu retrouver les corps jusqu’à présent.»

Merrick leva les yeux au ciel et soupira. Il restait ferme sur sa position. « Non. Et quand bien même, à quoi cela t’avancerait-il de le savoir ? Laisse donc ces morts reposer en paix !» Il se leva et débarrassa son plateau. « Si Dante est en train de faire interdire l’accès à cette partie du Palais, ça n’est pas pour rien. Cet endroit est dangereux. Tant qu’une enquête approfondie n’aura pas été menée, la zone est fermé à tous, et le fait que tu sois le meilleur ami du Premier Conseiller impérial n’y changera rien ! Il s’agit probablement d’une bombe chimique qui n’aura pas explosé durant la guerre et que ces deux malheureux ont eu le malheur de rencontrer sur leur chemin. Les émanations de gaz  peuvent rendre fou. C’était d’ailleurs l’un des sujets de ta thèse.» Il espérait que cette explication des plus logiques achèverait de convaincre Lucianus de l’irrationalité de son entreprise, mais intérieurement il savait bien qu’il ne serait pas facile de lui faire abandonner son idée. Depuis leur première rencontre à l’Académie de Delm, il avait appris à connaître cet étrange Sigméen et à deviner ses pensées. Et celle qu’il soupçonnait tourner dans son esprit à cet instant même ne lui plut pas du tout. « N’y pense même pas Lucy… »

Un large sourire naquit sur le visage de Lucianus. « Oh que si Merry, merci de m’avoir rappelé cet exposé. » En tant que chimiste reconnu, quoi de plus normal qu’il assiste l’équipe chargée d’enquêter sur cette étrange affaire, si comme le suggérait Merrick, il ne s’agissait que d’émanations toxiques. « Je vais de ce pas aller en discuter avec Dante. Une antique bombe chimique… Merrick tu es un génie ! » Il se leva, riant aux éclats, laissant à son ami le soin de ranger son plateau pour lui.

***
More

Livre II – Haru – Celle qui écrivait sur les murs (2)

Celle qui écrivait sur les murs ( suite)
Haru – an 1

***

La nuit lui parut courte tant son sommeil fut agité. Aux petites heures du matin, il ouvrit les yeux et caressa la joue d’Askeli qui souriait jusque dans son sommeil. Il hésita un peu et se leva sans faire de bruit, préférant écourter les au revoir. Il se prépara à la hâte et alla voir dans la chambre de Haru. Depuis que cet enfant était entré dans sa vie, c’est comme si une partie de lui lui avait été rendue. Il ne se l’expliquait pas mais il se sentait investi d’une mission. Comment expliquer à Haru, quand il serait en âge de comprendre, qu’il avait laissé la folie d’un homme balayer une civilisation aussi avancée et ingénieuse que la sienne, sans rien faire? Comment le regarder en face en lui disant que par sa faiblesse, il avait laissé faire? Il portait le poids de cette culpabilité sur ses épaules depuis trop longtemps et essayait de ne pas trop fonder d’espoir dans les informations qu’il avait reçues la nuit dernière. Comme s’ il avait senti son angoisse, Haru ouvrit les yeux et se mit à gémir un peu, tendant les bras vers Dante qui ne se fit pas prier pour le prendre tout contre lui et le bercer, rassuré par la douce chaleur de ce tout petit corps. Après plusieurs minutes, sentant qu’il s’était rendormi, il le recoucha et quitta l’appartement pour se rendre au sous-sol de l’immeuble où l’attendait son chauffeur.

*** More

Livre II – Haru – Celle qui écrivait sur les murs

Celle qui écrivait sur les murs.
Haru – An 1

Il était déjà tard et Dante s’apprêtait à aller se coucher quand la sonnerie de l’interphone résonna dans l’appartement, étonnement insistante. A cette heure avancée, cela ne laisser présager qu’une mauvaise nouvelle. Il jeta un regard vers la porte de la chambre où dormait Haru, retenant son souffle, attentif au moindre bruit qui pourrait en émaner. Hélas, comme il s’y attendait, les pleurs de l’enfant ne tardèrent pas à se faire entendre et il secoua la tête, agacé, avant de se diriger vers le hall d’entrée pour faire cesser ce bruit insupportable.  Ce visiteur nocturne ne semblait pas se décourager, redoublant ses appels et le bruit mêlé aux pleurs du petit garçon firent naître un début de migraine dans le crâne du Premier Conseiller Impérial. Il appuya sur le bouton de l’interphone en soupirant, faisant apparaître sur l’écran le visage inquiet de son meilleur homme.

« Résidence Tel’Dalen,  j’espère pour vous qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort, sinon… »

« Lord Tel’Dalen, je m’excuse de vous réveiller à cette heure mais il s’agit d’une urgence. » Ezalk Frenth se tenait droit face à la caméra de surveillance, il avait reculé d’un pas pour que Dante puisse mieux le voir sur son écran et gardait une expression sérieuse et fermée, prêt à affronter la tempête. Déranger le Premier Conseiller Impérial chez lui était déjà une grave entorse au protocole, mais au beau milieu de la nuit, cela tenait du suicide. Pourtant, les informations qu’on lui avait transmises quelques heures plus tôt ne pouvaient souffrir aucun retard. « Il s’agit de… »  Il jeta un œil aux alentours et secoua la tête.

« Montez. » Dante déverrouilla l’accès à l’ascenseur privatif qu’il partageait avec deux autres appartements de haute sécurité et retourna vers la chambre d’Haru. Les pleurs s’étaient apaisés  et quand il ouvrit la porte il vit Askeli, son ssi’an, marchant de long en large dans la chambre, berçant l’enfant. Il leva la tête vers son maître, l’air interrogateur et soucieux.

« Que ce passe-t-il? » Askeli remit Haru dans son lit et le borda. « Il est tard… »
Dante s’avança vers le berceau et sourit, caressant la joue de l’enfant qui s’était rendormi. « Rien de grave, va te recoucher, Ezalk a dû oublier de me donner un dossier et tu connais son professionnalisme…»

« Ezalk? Sir Ezalk Frenth?  Ici!? » Askeli se mordilla les lèvres, de plus en plus inquiet, il connaissait bien cet homme et le craignait un peu, toujours porteur de mauvaises nouvelles. « Quelle catastrophe ce sombre individu va-t-il encore vous annoncer? »

« Oui, Sir Frenth en personne. Et tout ceci ne te concerne en rien, petite nourrice. » L’homme, de petite taille et à la carrure d’athlète, s’inclina vers Dante, non sans avoir lancé un petit sourire moqueur en direction du ssi’an. « Je dois vous parler… en privé, il s’agit des Ol’Daerl… Ioline Ol’Daerl. »

Ce nom si familier à Dante le fit frissonner. Il sortit de la pièce, faisant signe à l’homme de le suivre et se rendit dans son bureau. Une fois seul avec Ezalk il ferma la porte et sans attendre le questionna sur l’objet de sa visite, de plus en plus nerveux et agacé. « Vous avez des informations sur les assassins d’Ioline? » La voix de Dante était froide, pleine d’une colère contenue qui ne demandait pas grand-chose pour exploser enfin. Il n’avait jamais accepté la thèse officielle de la mort de la plus jeune sœur de Merrick, assassinée par un dissident Azurien deux ans auparavant sans que l’on  puisse retrouver son cadavre.

« J’ai mieux, je sais où elle se trouve. »

« Et c’est pour m’annoncer l’emplacement de sa tombe que vous réveillez toute ma maison?! C’est plutôt Lord Merrick Ol’Daerl que cela concerne!» La migraine de Dante allait en s’amplifiant, le rappel de ce douloureux évènement et de tout ce qui avait suivi lui serrait le cœur. Il se mit à marcher de long en large dans la pièce, sans un mot, à moitié perdu dans ses pensées. Tout ce qui concernait la famille Ol’Daerl était un sujet sensible qu’il fallait aborder avec tact. Ezalk le savait et il alla s’installer dans un des fauteuils qui meublaient la pièce, attendant qu’il se calme un peu. Il connaissait Lord Dante depuis des années et lui était entièrement dévoué mais il redoutait ses éclats de colère, le plus souvent dus à l’émotion. Ce qu’il s’apprêtait à lui dire pouvait bouleverser Gariath jusqu’au tréfonds de l’Empire. More

Previous Older Entries