La dynastie Parezel – A partir du 1er novembre

A partir du 1er novembre, je commencerais à poster les dix premiers chapitres de la Dynastie Parezel, le second tome de ce cycle.
Comme il contient beaucoup de spoiler, les posts liés à ce second roman seront protegés par un mot de passe que seul les personnes ayant acheté La Lijhline peuvent connaitre.

Pour ce faire, rendez vous page 274 de votre livre, le mot de passe est le nom de l’usine évoquée dans le second paragraphe (commençant par un D )

Je me sens comme Alice au pays des merveilles

Mon fond pour BJD est bien joli mais je crois que je prends un peu trop de place dedans.


—-

Tout autre chose, ça y est mon livre est enfin disponible à la vente. Pour le commander, envoyez un email avec cette fiche de renseignement à

leslegendesdazcor(arobas)gmail(point)com

Titre : Commande Lijhline – Votre pseudo

Dans le message indiquer:

Pseudo :
Nom:
Adresse:
Nombre d’exemplaire: ( au dela d’un exemplaire unique je dois recalculer les frais de port, le traitement de la commande sera un peu plus long aussi comme je ne peux passer au bureau de poste très souvent. )
Mode de paiement: chèque ou paypal

Le prix est de 17e + 4,65€ de port, soit 21,65€

Je vous renverrais toutes les informations nécessaires pour compléter votre commande et vous informerais de la réception de votre paiement et du jour de l’envoi.

Parution prévue courant septembre

Un grand merci à Margot Madranges pour son travail sur la couverture, c’est une graphiste en or.
Donc ça y est, l’ISBN c’est fait, l’exemplaire de contrôle c’est fait, l’adresse mail réservée aux commandes c’est fait, les enveloppes bulles c’est fait. Reste à aller chercher les timbres. Et mine de rien ça pèse un livre de 340 pages.

Le prix du livre sera de 17€ plus le port.

Ca n’est pas une liste de précommande mais une liste qui me permet de m’organiser à l’avance, donc si vous êtes intéressés par un exemplaire, c’est par là que ça se passe :

Les Légendes d’Azcor sur FB (pour ceux qui n’ont pas de compte facebook, je posterais l’adresse mail de commande quand j’aurais fini de m’organiser un peu )

Toutes les modalités de commandes seront indiquées une fois que j’aurais mon stock en main. Je compte passer ma commande à la fin du mois. J’attends la paie comme beaucoup.

La Lijhline – Chapitre X ( le dernier en lecture libre )

Ceci sera le dernier chapitre en libre lecture que je proposerais pour ce tome. Aujourd’hui est à marqué d’une pierre blanche, j’ai enfin réussi à apposer le mot FIN en bas d’une de mes nouvelles. Je vais donc pouvoir passer à l’étape suivante qui sera je le crains toute aussi longue, celle de faire éditer ce premier volet. Il reste encore à passer par la case relecture et corrections diverses, puis trouver un(e) illustratreur(trice) pour la couverture. Mais là maintenant tout de suite je suis vraiment vidée…

Chapitre X

La nuit était froide et le vent venu de la mer s’était levé, glaçant jusqu’aux os les pauvres hères qui se trouvaient encore dehors à cette heure avancée. Mais ils n’étaient pas nombreux, quelques ombres dans la nuit qui pressaient le pas à la recherche d’un abri. La pluie viendrait bientôt et Keegan resserra sa veste autour de lui avant de se mettre à courir, espérant retrouver son amie avant la tempête. Son instinct le guidait vers le pont qui séparait le quartier des Eaux Noires de celui de la Pointe Verte, là où il l’avait retrouvé tant de fois, debout sur le parapet à regarder les eaux de la ville se jeter dans la mer. Sans se soucier que des gardes puissent la voir et l’arrêter, elle pouvait rester des heures ainsi, les cheveux au vent à contempler le spectacle que lui offrait la nature. Mais avec les nouvelles qu’il apportait mieux valait éviter de trop s’approcher des frontières du quartier. Les gardes avaient reçu des ordres très clairs du nouveau Préfet.

Il n’y avait personne lorsqu’il arriva, et les bourrasques de plus en plus violentes le firent frissonner, l’emplissant d’un sentiment de malaise. L’endroit n’était que faiblement éclairé et il distinguait à peine le pont, mais il avait l’impression que quelque chose n’allait pas dans ce décor. Il aurait dû la retrouver là, debout sur la murette. Sa haute silhouette vêtue de blanc se détachant de l’ombre, telle un spectre. Cela avait toujours été ainsi et il refusait d’accepter qu’il eût pu arriver trop tard. Pas lui, pas le Traqueur. Il entendit soudain un énorme bruit, venant de l’autre rive, comme si on avait jeté un objet lourd dans l’eau. Keegan sentit son cœur s’arrêter un instant. Il jeta la cape de Maebel, qui l’encombrait, et grimpa sur le pont, faisant fi de toute prudence. Le courant était trop fort pour qu’il puisse distinguer quoi que ce soit dans les eaux sombres de ce canal qui avait donné son nom au quartier. Ce que les Eaux Noires prenaient, elles ne le rendaient pas et il aurait été fou lui aussi de se jeter à l’eau pour la sauver. Porté par le vent, il vit quelque chose rouler à ses pieds. Un chapeau, un chapeau de soie noire, à la forme haute, comme celui qu’elle portait d’ordinaire. Il saisit l’objet avec méfiance, comme un animal qui pourrait attaquer et le retourna dans ses mains, incrédule. Il était arrivé trop tard et les eaux l’avaient engloutie. Keegan resta là un long moment sans bouger, refusant de se rendre à l’évidence, puis, la gorge serrée, il s’arracha à sa contemplation et retourna lentement sur ses pas, la tête basse.

Des bruits de pas et une voix, masculine, se firent entendre proche de lui, mais Keegan n’y prêta pas garde. Il serrait dans ses mains la seule chose qui lui restait de Maebel, indifférent à tout. Il avait déjà perdu beaucoup d’amis ici comme ailleurs, mais jamais il n’avait ressenti une telle perte. Sa cape traînait encore par terre, là où il l’avait laissée. Il allait pour la ramasser quand un inconnu, surgi de nulle part s’en empara. « C’est à vous ? »

« Non, c’est à moi. » Celle qu’il avait cru morte se tenait face à lui, à côté d’un homme à la haute silhouette, tout de noir vêtu, dont le visage anguleux à moitié masqué par son haut de forme lui était inconnu. Ce dernier sourit à Maebel et avec toute la délicatesse possible l’aida à passer le vêtement chaud sur ses épaules avant de s’incliner.

« Je dois vous laisser, je saurai retrouver mon chemin à présent. » Il s’inclina, lui offrant un baisemain. « Au plaisir de vous revoir un jour prochain, très chère Dame. » Puis il traversa le pont, sans même un regard pour Keegan, qui n’était pas revenu de sa surprise. More

La Lijhline – Chapitre IX

Chapitre IX

Le soleil, encore caché par de lourds nuages gris, commençait à peine à se lever. Cela faisait plusieurs semaines déjà qu’Amaury était installé chez celle qu’on surnommait avec peur la Lijhline. Son épaule était encore douloureuse mais il se rétablissait vite, et il commençait petit à petit à s’habituer à cette nouvelle vie auprès d’elle. Il avait pu retrouver son sac et ses outils mais le matériel lui manquait et il n’osait demander une faveur de plus. Elle n’avait changé en rien ses habitudes, certaines incompréhensibles pour lui, et semblait parfois oublier jusqu’à sa présence même. Parfois elle disparaissait des heures durant, sans un mot et lui passait ces heures de solitude à attendre son retour, le front collé à la vitre du premier étage, seul avec ses questions et il se demandait si elle se rendait compte de sa présence chez elle. Peut-être était-ce pour cette raison qu’elle continuait à partager son lit avec lui, alors que ceux installés dans le petit dispensaire étaient tous vides ? Quand il lui avait demandé pourquoi, elle avait secoué la tête et lui avait dit qu’il risquait plus dans ces lits que dans le sien. Il n’avait pas compris ce qu’elle voulait dire mais n’avait pas insisté, trouvant malgré l’incongruité de la situation, le lit très confortable et la présence de Maebel rassurante.

Ce matin-là, elle s’était glissée hors des draps bien plus tôt que d’habitude et était allée dans la petite cuisine pour faire sa toilette. Amaury avait ouvert les yeux, encore engourdi de sommeil. Il s’étira avec précaution et ferma à nouveau les paupières, écoutant les bruits qui venaient de la pièce d’à côté. Elle chantait. Il ne l’avait encore jamais entendu chanter et cela n’avait rien à voir avec le lugubre sifflement qui entretenait sa légende. Il prêta l’oreille plus attentivement et put discerner les paroles d’une comptine pour enfants. Sa voix n’était pas très belle mais elle chantait avec entrain. Entre ses paupières entrouvertes, il la vit retourner dans la chambre. Ses cheveux d’habitude regroupés en un large chignon bien serré derrière sa nuque flottaient librement sur ses épaules, retenus par deux peignes en os sculptés. Quelque chose d’autre avait changé. À la place de son crochet, il y avait un curieux gant de peau, grossièrement cousu et noué à son poignet par un gros ruban de velours bleu qui contrastait avec la robe toute simple, bien qu’un peu vieillotte qu’elle portait. Il semblait avoir été rembourré pour donner l’impression d’une vraie main. Cela n’avait rien à voir avec le costume qu’elle portait d’habitude et l’absence de ce crochet l’intriguait plus que tout. La suivant discrètement du regard, il la trouvait changée et cherchait à comprendre cette soudaine gaieté, elle qui avait toujours l’air si sérieuse et lugubre. More

La Lijhline – Chapitre VIII

Chapitre VIII

 

« Docteur Edher Thilburt… Quel plaisir de vous rencontrer enfin ! Nous avons beaucoup de choses à nous dire.»

Assis sur une chaise inconfortable, Edher, pas encore tout à fait dessaoulé, regardait son interlocuteur d’un air méfiant. Après avoir été jeté hors de l’auberge, il avait tenté de trouver un nouvel endroit où étancher sa soif, mais son état et le manque d’argent était tel qu’il avait été refoulé de plusieurs autres tavernes. Il avait erré dans les rues, hurlant des insultes sans fin et menaçant la lune du poing. Ses pas avaient fini par le mener hors du quartier des Eaux Noires sans qu’il s’en rende compte. Et alors qu’il se soulageait sur l’escalier d’une petite maison tranquille, une patrouille de gardes l’interpella. Edher, toujours sous le coup de la boisson, s’était débattu comme un beau diable, jurant de plus belle, refusant d’obtempérer. Se croyant toujours protégé derrières les vieilles bâtisses des Eaux Noires qui séparait le quartier du reste de la ville, hurlant qu’il était intouchable, le protégé des Pères, il avait menacé les gardes des pires représailles si ils ne le laissaient pas partir. Mais il fallait plus que les menaces d’un ivrogne pour faire peur aux gardes qui l’avaient conduit au poste le plus proche pour le faire décuver en cellule. L’un des hommes, espérant probablement de l’avancement, avait pris soin de contacter le nouveau Préfet, qui n’avait pris ses fonctions que depuis le matin même, pour l’avertir qu’ils avaient arrêté un homme prétendant connaître les Pères personnellement. Ordre avait été donné d’amener au plus vite Edher au haut commandement. Il se trouvait à présent assis dans le bureau de l’ancien Préfet, face à un homme qu’il ne connaissait pas et qui ne lui inspirait rien de bon.

« Je me nomme Fihner Alk Dalmus. J’ai été envoyé à Huicha pour faire un peu de ménage par ici et vous me voyez plus que ravi de vous rencontrer, mon cher docteur Edher. C’était même inespéré ! » L’homme regardait Edher droit dans les yeux, sans ciller. Il avait l’allure d’un prédateur, prêt à fondre sur sa proie.

« On s’connait ? » demanda-t-il d’une voix pâteuse.

« Vous ne me connaissez pas mais moi je connais bien des choses sur vous. » Dalmus se pencha sur son bureau pour choisir quelques feuilles étalées devant lui. La tête sur le côté, Edher essaya d’imprimer dans quelques recoins de sa mémoire à quoi ressemblait cet homme, afin de pouvoir vendre cette information aux Pères lorsqu’il serait sorti. L’homme en lui-même n’avait rien d’extraordinaire. Il était très grand, sec et un peu voûté. Il n’avait pas l’air bien résistant et la présence d’une canne au pommeau usé, placée à côté de son bureau laissait à penser qu’il boitait. Ses cheveux, blonds et ternes étaient plaqués sur le sommet de son crâne mais plusieurs mèches rebelles retombaient devant ses yeux, indomptables, sa fine moustache était dans le même état que sa chevelure. Avec ses lunettes cerclées, d’une propreté douteuse, il avait l’air un petit bureaucrate engoncé dans un uniforme de parade, se voulant impressionnant. Lorsque Dalmus se redressa, les décorations qu’il portait sur sa longue veste de velours rouge cliquetèrent discrètement, retenant toute l’attention du docteur. Il en comptait au moins trois, décernées par la Reine en personne pour actes de bravoure et loyauté envers la couronne et une autre, plus discrète mais plus inquiétante, indiquant qu’il était un haut fonctionnaire employé par la Korma. Si la Korma se mêlait des affaires de Huicha, cela sentait mauvais pour lui, très mauvais même. More

La Lijhiline – Chapitre VII

(( Juste avant de partir pour l’Eurosteam Con à Paris, je poste le septième chapitre de la Lijhline. comme je compte auto éditer ce volume, j’arrêterais ma parution au chapitre dix. ))

Chapitre VII

La lune s’était levée sur les Eaux Noires, ronde et brillante, éclairant de sa lueur blafarde les pavés défoncés et les façades décrépites qui formaient comme une barrière autour du cœur du quartier que peu osaient franchir. L’antre de la Lijhline, comme ils l’appelaient ici, était située à la croisée des trois territoires, isolée au milieu des appartements déserts et des maisons en ruine. Trois rues donnaient sur la place, permettant à tous les habitants des Eaux noires d’accéder au petit dispensaire. La nuit avait apporté avec elle tout son cortège d’ombres aussi étranges qu’inquiétantes. Maebel marchait dans les ruelles sombres le regard fixe, la démarche assurée, menant Amaury, à travers ce dédale sans un seul instant d’hésitation. Elle connaissait ce quartier aussi bien que si elle y était née et ne saurait se rappeler le nombre de fois où elle avait arpenté ces rues, ombre solitaire parmi tant d’autres.
Arrivée à un embranchement, elle prit une petite allée sur sa droite, indifférente à l’odeur nauséabonde qui s’en dégageait. Dans une impasse, non loin d’eux, un ivrogne se mit à brailler un flot d’injures alors que des bruits de lutte et de course se faisaient entendre plus loin. Instinctivement il se rapprocha de la forme encapuchonnée qui était son guide, frôlant de sa main le tissu épais. Il fut rassuré de ce contact mais jetait des regards inquiets aux alentours, s’attendant à être attaqué, comme au premier jour de son arrivée aux Eaux Noires. Juste avant la sortie de la ruelle, elle s’arrêta et repoussa son capuchon pour mieux regarder Amaury. « Si on te demande quoique ce soit, dis que tu travailles pour moi. Parle le moins possible, ne réponds pas à la provocation, reste près de moi et tout se passera bien. »
Avec de telles recommandations Amaury ne put s’empêcher de frissonner, inquiet de ce que lui réservait cet endroit. Le chemin devenait de plus en plus étroit, l’obligeant à marcher derrière elle. Placée ainsi il ne voyait rien d’autre que quelques lueurs, mais l’avenue sur laquelle ils débouchèrent, étaient des plus animées. Il entendait des rires, des chants, mêlés à des cris avinés. Un étrange brouhaha qui contrastait avec l’ambiance angoissante des rues qu’ils avaient déjà traversées. More

Previous Older Entries