La Dame de Cuivre – Chapeau

Entièrement cousu à la main. Il reste la voilette à fixer correctement mais je suis assez contente de l’ensemble.
Je voulais un chapeau en forme de goutte, assez plat, sans trop de fioritures, un peu comme un chapeau d’équitation. Mais comme toujours, les erreurs techniques et les inspirations soudaines ont quelque peu changé l’idée originelle.

Il me reste encore à finir le drapé de ma jupe sur la Dame de Cuivre et j’aurais entièrement finie la tenue, et ce, largement dans les temps.

Mince … demain … qu’est ce que je vais pouvoir coudre ? :/

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Plus j’avance…

… moins ça se voit.

 

Il me reste encore tellement à faire, c’est effrayant. Et plus je couds, moins j’ai l’impression que la tenue sera prête à temps. Je suis dans la phase la plus laborieuse, tout les petit details qu’on ne voit pas mais qui sont essentiels pour faire tenir l’ensemble.

Je dois encore fixer tout le drapé et le pouff, coudre la doublure de la queue et du decolleté, la fermeture avant, les cols, la ceinture interne et voir si je ne vais pas ajouter un panneau de taffetas devant car je trouve que le noir de la jupe tranche trop avec l’ensemble.

Je ne suis pas encore rendue

Comment réaliser un pouf

Voilà un article qui complétera l’article précédent sur l’exécution d’une jupe 1880

La jupe est entierement realisée selon les instructions de ces deux articles. A gauche, le pouf juste drapé (je dois encore coudre tout les bouillonnés), sans tournure ni armatures interne (j’ai posé les coulisses sur le panneau arriere mais n’ai pas mis d’armatures, d’où la forme un peu molle ), utilisable avec les robes à petites tournure de 1880 à 1883. A droite, avec une tournure en baleines rigides, pour les robes plus caractéristiques des années 1888.

Les Poufs – 1883

On nous a demandé d’indiquer, parmi les travaux qui sont du domaine de la couturière, le procédé à suivre pour exécuter un pouf *.

Disons d’abord que ce mot représente non pas un objet déterminé; mais une variété infinie de draperies et d’ornements; souvent un gros nœud tient lieu de pouf. Il en est de même des paniers tendus sur les hanches, tirés en arrière et réunis pour former une proéminence des écharpes tendues sur la jupe et noués par derrière. Même le dos d’un corsage peut se prolonger pour former un pouf avec des basques longues derrière, disposées en gros tuyaux, en ailes de papillon, etc.

Quand la tunique est drapée, sa principale ampleur est rejetée en arrière pour former une draperie; au-dessus de celle-ci se trouve ce que l’on nomme le pouf, c’est à dire encore une autre draperie plus ou moins volumineuse.

Nous nous en tiendrons à ce dernier pouf, qui est le plus répandu et qui, seul, peut fournir la matière d’une explication professionnelle: toutes les autres combinaisons, en effet, relèvent , non d’une règle quelconque, mais du goût personnel, du caprice ou de quelques circonstances particulières à la conformation de la destinataire.

Le pouf que nous allons expliquer est fait d’étoffe drapée sur le lé de derrière du fond de jupe ou de la jupe de dessous.

La jupe se fait en deux parties. Le devant et les côtés forment l’une de ces parties. On l’ornera avec des panneaux ou des bouillonnés ou des volants. Le lé de derrière, qui sera occupé par le pouf, est la seconde partie de la jupe.

Le lé de derrière du fond de jupe a toujours environ 60 centimètres de largeur; sa longueur est d’accord avec celle de la jupe.

On y pose en travers ( à l’envers de la jupe) deux coulisses séparées par un intervalle de 20 centimètres; la première se trouve à 35 centimètres de distance du bord inférieur de la jupe.

Ces coulisses sont destinées à rejeter la jupe en arrière, et en même temps à augmenter la proéminence du pouf.

La jupe a une longueur que nous supposeront de 1 mètre. L’étoffe avec laquelle on préparera le pouf aura 1 mètre 75 centimètres à 2 mètres de longueur; sa largeur sera égale à celle du lé de derrière de la jupe soit 60 centimètres.

On plissera ce morceau d’étoffe sur chaque lisière de façon à former une draperie; mais sur la bord inférieur, on laissera 35 centimètres d’étoffe sans la plisser; cela représentera le bas de la jupe qui pourra être garnie comme le contour intérieur des cotés, et, si l’on veut, du devant. La longueur totale de 1 mètre 75 centimètres à 2 mètres sera donc réduite à 1 mètre, c’est à dire égale à celle du lé sur lequel on doit poser le pouf; on coudra celui-ci sur ce lé, lisière contre lisière.

On assemblera tout les lés de la jupe. On fixera la draperie du pouf à l’aide de quelques points; on fera l’ourlet du bord inférieur de la jupe et enfin l’on posera les garnitures.

*Les poufs permettaient de faire bouffer une draperie vers l’arrière sans avoir recours à une tournure, la tournure est réapparue un peu plus tard en 1883 en plus du pouf, d’abord sous la forme d’un coussin puis plus tard vers 1885 sous forme de cage pour donner un plus grand volume à l’arrière d’une jupe.