I’m (presque) back !

De retour à la maison, le corps en vrac mais de bons souvenirs plein la tête. Cette nouvelle édition de Geekopolis a été un réel plaisir et ce malgré les petits soucis de santé et les inévitables couacs organisationnels. Entre la migraine ophtalmique, la tentative d’assassinat à coup de Rescue et l’attaque du coin de meuble, je suis encore étonnée d’être debout. Il faut croire que la dose monumentale de câlins de steamers que j’ai reçu (après autorisation parce que sinon c’est dangereux de me faire une attaque de câlin surprise) m’a quand même reboostée. Il faut cependant que je continue à travailler sur moi et apprendre à me détendre.

Voilà deux très belles photos prises par Alain Warnier de CAW Photos. Et quand on sait l’éclairage et les problèmes de cadrages qu’il peut y avoir en convention, je dis bravo.

La quatrième Steamponaise que j’avais déjà montré quelques temps plus tôt.

Et Pialé l’Acrobate, un costume monté à la derniere minute mais que j’aime beaucoup de par son confort.

Cela me donne envie de passer une autre étape pour me réconcilier avec moi même. Je vais essayer de trouver des collaborations avec des photographes pour mettre mon travail un peu plus en valeur et surtout apprendre à maitriser mon corps, en en prendre mieux conscience et pouvoir être moins tendue dès qu’un appareil photo s’approche de mon champs de vision. Ca n’est pas non plus pour demain, mais l’idée commence à faire son chemin, même si je ne sais pas vraiment à qui m’adresser pour l’instant.

Autre petite news, le Boston Ball, un jeu de balle, mélange de valse et de football joué dans les salons parisiens en 1904 a été un succès, malgré les petits problèmes techniques. Il va falloir peaufiner les règles pour ne le jouer qu’à quatre couples et faire un ballon homologué.

Et voilà la broche que je portais pour mon costume d’Acrobate, finie en urgence le jeudi juste avant geekopolis.

Et sur ce je vais me replonger dans mes patrons et mes commandes en cours et essayer de continuer à écrire mon tome 2. Pour infos j’en suis à 151 pages word, ça avance lentement et je m’excuse auprès des gens qui attendent la suite depuis presque un an maintenant.

Avril, n’oublie pas d’acheter du fil.

Ce mois ci la machine à coudre n’a pas chômée. Deux commandes de tenues pour les invitées d’un mariage.

Les finitions de ma steamponaise pour le concours de Geekopolis (on croise les orteils très très fort parce que la concurrence a un niveau très très élevé )


Photo (c) Pauline Deysson

Une veste militaire en cours à finir en urgence parce que j’ai accepté de coudre une reproduction de la cape que je comptais porter au même mariage auquel je suis invitée et que donc pour ne pas avoir l’air d’une secte on va peut être éviter de s’habiller pareil.

Et aujourd’hui journée repassage et ravaudage de costume pour une petite expo à la soirée Fandoryne de demain soir. Pfiouuu ….

Beaucoup beaucoup de choses à la fois mais ça m’évite de penser à l’avenir et m’effondrer. La fatigue nerveuse est de plus en plus forte et mes incertitudes croissent avec. Heureusement, tant que je couds, ça va, mais j’ai peur de l’avenir. Enfin, on va penser au positif, grâce à ma Moga j’ai appris à aimer coudre le crêpe. Le crêpe c’est beau, c’est fluide, un peu lourd pour certains mais tellement beau. Je vais pouvoir faire de jolies jupes un peu drapées et des capelines aussi.

O-Rin et le soldat de fer

Ça y est, O-Rin est enfin fini. Ma steamponaise #4 aura été longue à venir. Mais elle m’aura permis de recycler des projets inachevés et d’avancer un peu dans le fil de l’histoire du Cycle Parezel. Encore quelques réglages à faire pour le masque, rajouter des rivets et les lanières pour la tenir et ça sera bon, je suis prête pour Geekopolis. Un peu inquiète aussi comme il s’agit de ma participation pour le concours de modèle. J’espère que ce sera assez.

C’est difficile de terminer un costume, plus que de le commencer. On y rajoute détails sur détails, on change d’idée entre temps, de voie, d’inspiration, mais il est toujours tellement dur de finalement se dire “c’est bon, il n’y a plus rien à ajouter”. Quand je vois les fantastiques costumes qui se font dans le monde du steampunk, je me sens parfois dépassée et je doute de mes capacités. J’ai l’impression que c’est bien trop simpliste. Pourtant j’aime cette simplicité et ces détails disseminés. chaque partie est pensée, chaque partie a une histoire, une fonction, mais ça ne “claque” par toujours assez au premier coup d’oeil.

Enfin, advienne que pourra, en attendant je vais commencer une nouvelle tenue, issue du tome 4 … Oui, je sais que je devrais plutôt écrire que de coudre, mais j’avance doucement sur le second tome, 142 pages pour l’instant et ça n’est que la moitié de ce qu’il y a a raconter.

Respirateur Pivoine

Ca bosse, ça bosse. J’ai mis ma derniere tenue en stand bye, n’étant pas du tout satisfaite du resultat et je me suis mise à l’accessoirisation de ma SteamQing que j’aime beaucoup ( j’aimerais trouver une seconde jupe Qing ou trouver une belle soie pour m’en faire une ). Je vais devoir revoir la peinture du nerf arbalete qu’un ami m’a aidé à peindre, mais en attendant, je suis en train de créer un respirateur qui sera utilisable sur une bonne partie de mes tenues asiatiques.

Pourquoi faire simple quand on peut faire beau ? J’admet que je me suis peut être un petit peu emballée sur ce projet, mais après tout, j’ai envie de me faire plaisir et de donner du sens à un objet à la base juste pratique. Quand je vois toutes les merveilles qui ont été faites par le passé en chine et au Japon, la finesse des vaisselles, des meubles, des petits objets du quotidien, je me dis que j’aurais tord de me priver. Ca n’est certes pas aussi fin, mais je ne suis pas encore assez à l’aise avec le cuir et le laiton pour faire quelque chose de mieux construit. Systeme D mon amour ….

Il me reste encore pas mal de détails à voir, surtout me décider, si je teins le tout en marron ou si je garde la couleur de base, que j’aime beaucoup d’ailleurs.

En bas, c’est fait.

Reste maintenant à travailler sur toute la partie du haut. Je crois que c’est d’une des tenue sur laquelle j’ai le plus cousu à la main. Les doublures au point invisible c’est long. Mais ça en vaut la peine. Le travail est plus propre qu’à la machine. Je crois que je tiens la bonne ligne, je n’ai toujours pas utilisé les manches de kimono mais on sent bien l’influence japonaise. J’espere avoir le temps de coudre un immense chapeau et l’agrémenter de kanzashi.

Mais où est passé la numéro 3 ?

Et oui, la Steamponaise 4 est en route mais la 3 est absente.  J’ai commencé la 3 mais je me suis retrouvée bloquée sur la jupe, alors plutôt que de m’acharner, j’ai préféré commencer la numéro 4, le temps de laisser décanter tout ça.

J’avais envie de relever un petit défi. Lorsqu’on utilise un kimono à la base d’une tenue, on a tendance à garder les manches pour conserver l’identité du vêtement. J’ai décidé de faire une steamponaise par le bas et remonter sur une forme 1908. Je veux prendre pour racine la tradition, le passé et remonter doucement vers la modernité ( oui, 1908 c’est moderne, si si ! ), garder tissus et accessoires qui jouent un grand rôle dans l’identité du kimono sans utiliser ce qui le caractérise au premier abord.

Un point aussi assez difficile à déterminer, et ce malgré toutes les photos anciennes que je possèdes et que j’ai pu consulter sur le net, c’est de savoir à quel moment exactement le nœud de obi s’est mis à être aussi travaillé et un peu fou. J’ai eu beau chercher, je ne trouve pas de réponse à cette question. Sur presque tous les clichés que j’ai vu, les femmes portaient des nœuds de tambour, très plat, ou alors des nœuds lâches aux pans retombants, ce qui n’est absolument pas ce que je cherche. Il va falloir que je me décide. Rigueur pseudo historique ou petit craquage. J’ai deux superbes livres sur le nouages de obi qui me crient de laisser tomber mes recherches et de tenter me mettre au boulot.

Il reste encore énormément à faire, mais je suis contente sur un point : J’ai ENFIN, après une dizaine d’année à coudre tout et n’importe quoi, enfin réussi à coudre une fermeture éclair invisible qui le soit ! Ginger ale et confettis de lama pour tous !

Obijime

Etant repartie sur de nouveau projets couture, je me suis permise un gros craquage kimono et obi à utiliser comme matière premiere.

J’ai donc passé plusieurs semaines à écumer yahoo japan ( c’est le mal, n’y allez pas sans avoir bouclé votre carte bancaire sous clef) pour trouver les pieces que je pourrais utiliser pour ma steamponaise militaire et ma steamponaise violette.

Sauf que parlant aussi bien japonais qu’un raton laveur hydrophobe, j’ai eu la (bonne) surprise, après avoir acheté un lot de tomesode dont seule la partie du bas était en bon état selon l’annonce, de me retrouver non pas avec juste les bas de tomesode comme sur la photo de présentation de l’annonce, mais cinq tomesode entiers. Joie et bonheur, mais un colis de 14kg qui n’est pas passé inaperçu à la douane.

Après le kimono, place aux obis, et en sortant ceux que j’avais deja dans mes cartons je me suis aperçue que j’avais entamé une collection sans même le vouloir.
Tout ceux de la colonne de gauche sont prévu pour transformation en corset… ce qui veut dire que je vais devoir en acheter de nouveau pour completer la collection que j’ai entamé. Les obi, c’est comme les pokemon, une fois qu’on en a un on les veut tous.

Il est au final relativement facile de trouver des kimono et des obi à des prix abordables, bien que cela necessite du temps et un minimum de débrouillardise et d’imagination ( merci google trad), mais lorsque vient le moment de trouver les accessoires, c’est là que le bât blesse. Si parfois on tombe sur quelques occasions pour les obiage (la ceinture étroite en soie servant a maintenir le makura sous le obi ), le obijime lui reste souvent très cher, ce qui est malgré tout logique vu le matériel et le temps nécessaire à la réalisation de ces cordons tressés.

Ma Dooooonc … autant le faire soi même, surtout quand on a fait exploser le budget couture avec une facture de douane assez salée.

A gauche l’obijime de mon furisode rouge, à droite celui que je suis en train de nouer pour ma steamponaise #4

J’ai acheté il y a plusieurs années un disque à kumihimo afin de pouvoir tresser des cordons de soie. C’est une activité à la fois facile et decerebrante à faire devant la télévision. “1a sur 1b, 2a sur 2b, 3a sur 3b etc… )

Maintenant, y’a plus qu’à coudre….

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