Patrons de 1869 à 1890 – liste

Sont barrés,  les modèles dont je n’ai pas encore retrouvé la gravure et qui sont dont pour le moment indisponibles

Femme

  1. Casaque sans manches (1880)
  2. Corsage à basques fait en velours noir (1871)
  3. Corsage de mousseline (1869)
  4. Corsage en batiste écrue (1871)
  5. Corsage en cachemire (1871)
  6. Corsage en foulard écru (1871)
  7. Corsage en mousseline blanche brodée (1871)
  8. Corsage en surah vert myrte (1881)
  9. Corsage en voile (1888)
  10. Corset court ( tour de taille 48cm) (1869)
  11. Corset court en coutil gris ( tour de taille 52cm) (1869)
  12. Corset en coutil blanc ( 48cm de tour de taille) (1869)
  13. Corset en coutil gris ( tour de taille 66cm) (1869)
  14. Corset Paresseux ( tour de taille 68cm) (1869)
  15. suite de la liste>

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La Couturière – Les jupes

Extrait d’un article de 1883

Nous prendrons pour base de cette démonstration une jupe ronde dite fourreau . C’est celle dont on fait le plus fréquemment usage, et d’après laquelle on peut aisément faire la jupe demi-longue, ordinaire, comme aussi la jupe à traîne ou queue.
Cette jupe a 1 mètre de hauteur par devant , 110 par derrière, parce qu’il faut tenir compte de la tournure.
La planche correspondante servira à facilité la compréhension de nos explications.
Elle indique la moitié de la jupe et porte le chiffre III, parce que notre étude fait suite à la précédente, consacrée aux corsages, lesquels ont employé deux planches.

Nous prenons une étoffe unie, sans envers, ayant 60centimètres de largeur, et nous commençons par le tablier, en le coupant sur 103 centimètres de longueur. On plie ce lé en deux dans le sens de la largeur. Chaque moitié aura donc 30 centimètres de largeur. On lève sur chaque lisière et dans toute la hauteur une pointe, ayant en bas 2 centimètres et en haut, 12 centimètres de largeur.  Ce qui réduira chaque moitié du tablier à 18 centimètres de largeur sur son bord supérieur, à 28 centimètres sur son bord inférieur.
Sur le milieu par devant on creuse le tablier ( c’est ainsi que l’on nomme le lé de devant) sur une hauteur de 1 centimètre ½, pour lui faire suivre la rondeur de la taille.

Les lés de coté ( ceux qui se rattachent à chaque cotés du tablier) ont chacun une hauteur de 104 centimètres.
On prends un morceau d’étoffe ayant cette longueur ; on le plie en biais ,dans le sens de sa longueur, de façon à lui donner 20 centimètres de largeur dans le haut, et 40 centimètres de largeur dans le bas. Cela forme deux morceaux égaux, lesquels, coupés sur la ligne du biais, composeront  dans une seule largeur, les deux lés des côtés du tablier.

On coupe ensuite le lé de derrière ( auquel on laisse toute la largeur de l’étoffe) sur une hauteur de 112 centimètres. Si l’on a à couper une jupe de même proportion dans une étoffe plus large. On réduira sa largeur à 60 centimètre en réservant, par économie tout l’excédant sur un seul coté.

Si l’étoffe a 120 centimètre de largeur, On trouvera le tablier et les lés de coté, l’un à coté de l’autre, en laissant l’étoffe pliée en deux et en entre-coupant les lés.  Pour former ( dans ce cas l’étoffe à 120 centimètre de largeur ) le lé de derrière de la jupe, on prendra la moitié de la largeur, soit 60 centimètre.

Si, au contraire, il s’agit d’une étoffe plus étroite, on laissera toute sa largeur sur le bord inférieur du tablier. Les lés de coté exigeront chacun une largeur entière de l’étoffe. En d’autres termes, on ne pourra pas les couper, comme nous venons de l’indiquer, dans un seul morceau ; ils seront biaisés de façon à compenser, dans le bas, la différence en moins du lé de devant et du lé de derrière.

Quant au bord supérieur, c’est le haut du tablier, et des lés de cotés qui compensera la différence en moins du haut du lé de derrière. On observera dans ce cas la proportion suivante : l’étoffe ayant 50 centimètres de largeur, le lé de devant ( tablier) aura sur son bord inférieur, 50 centimètres de largeur, au lieu de 56, et 30 centimètres sur son bord supérieur au lieu de 36. Les lés de cotés auront chacun 48 centimètres de largeur sur leurs bords inférieurs, au lieu de 40, et 28 sur leurs bords supérieurs, au lieux de 20. Le lé de derrière, aura 50 centimètres de largeur en haut comme en bas, au lieu de 60. Dans les deux cas, on obtient malgré la différence de largeur, un total égal : 1 mètre 36 centimètres de largeur sur le bord supérieur, 1 mètre 96 centimètres de largeur pour le bords inférieur, y compris les coutures.

La différence dans la répartition de l’ampleur, due à la différence de largeur dans les étoffes doit, ainsi qu’on le voit, porter seulement sur le tablier et les lés des côtés. Ainsi que nous venons de l’expliquer, pour toute étoffe dont la largeur est inférieur à 60 centimètres, à 1 ou 2 centimètres près, on emploie deux hauteurs d’étoffe pour les deux lés de côtés tandis qu’avec la largeur générale de 60 centimètres une seule hauteur suffit pour les deux lés.

Si l’on emploi une étoffe avec envers ou à dessins, on coupe le tablier comme cela a été indiqué. Puis on dispose les lés de cotés, l’un près de l’autre ; c’est à dire qu’après avoir préparé le premier on  le place sur l’étoffe, endroit contre endroit, pour couper le second lé égal au premier, ainsi pour que les deux lés se fassent vis à vis sur chaque cotés du tablier.  Le lé de derrière étant coupé droit du haut comme du bas, n’offre aucune difficulté. Pour ce dernier cas il sera utile de se reporter aux indications relatives aux corsages ; on trouvera les indications relatives aux tissus avec envers – à bouquets- comme ceux dont il faut observer le sens comme le velours et le drap.

(NB – Les jupes à partir de 1884 jusqu’en 1890,  auront une ampleur sur le bord inférieur de 2 mètres, voir, 2 mètres 25, pour laisser assez de place à une tournure de plus en plus proéminente.)

Assemblage de la jupe. More

On peut survivre à tout, sauf au facteur.

Ces derniers temps, j’avais réussi à trouver, à ma plus grande joie et à prix raisonnable, de petites antiquités pour agrémenter ma collection. Des petit bijoux anciens qui nécessiteraient quelques réparations et nettoyage. Je ne m’attendais pas à ce qu’à deux reprises, m’arrive la même déconvenue, par la faute de vendeurs bien négligeant.

Ces objets ont survécus à deux guerres, des catastrophes naturelles ainsi qu’à l’usure du temps et aux aléas de la vie, mais pas aux services postaux modernes.

Il y a d’abord mon mantelet ancien de 1880, une pièce de musée à restaurer, je le savais fragile et nécessitant quelques soins, mais je ne m’attendais pas à ça.

Roulé en boule dans une simple poche plastique, à l’intérieur d’une large boite en carton, j’ai découvert avec horreur et tristesse un vêtements déchirés de partout, dont le tissu à certains endroits, à force d’avoir été malmené durant le transport qui le menait des USA à la France, tombait en poussière. Les agrafes avaient achevées le travail d’usure du temps, s’agrippant au tissu et le déchirant de part en part. Ce mantelet n’est plus sauvable. Il va falloir que j’en relève le patron, que je découse toutes les perles et que je le reproduise. Un travail de longue haleine dont je ne pense hélas pas encore avoir les capacités. Le vendeur a cependant été arrangeant et m’a remboursé la moitié de mon prix d’achat.

Ce pince nez ne venait pas d’aussi loin, mais il a subit lui aussi les outrages des services postaux. Emballé dans du papier bulle dont une partie des bulles avaient été éclatées ( je n’ose imaginer ce que ces lunettes se sont pris dessus durant leur transport que ça ai fait ça ), dans une simple enveloppe bulle avec un morceau de bristol pour tout renfort, je ne m’étonne hélas guère de son sort.  D’autant plus que j’ai failli me couper en le sortant de son piètre emballage. Le mécanisme n’a pas l’air cassé, c’est déjà ça. J’essayerais de passer chez un opticien d’ici peu pour voir si il serait possible d’adapter dessus des verres à ma vue. Ou au moins des verres plats non correctifs.

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Et tout autre chose, j’avance.

Je m’attaque à présent à la jupe, car se promener en pantalons de dessous n’est pas très … décent.